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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 12:54

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Ani Chöying Drolma

Nonne Bouddiste

 

 

 

Ani Choÿing Drolma est née au Népal le 4 juin 1971. A 13 ans elle a rejoint Nagi Gompa, un couvent bouddhiste situé sur les hauteurs de Katmandou.

Grâce à son maître Tulku Yrgyen Rinpoché, qui lui a enseigné la spiritualité bouddhiste, l'altruisme et le don de soi, Ani Chöying a décidé de se mettre au service des autres. Et de faire tout ce qu'elle peut pour promouvoir l'éducation des nonnes, pratiquement inexistante dans son pays.

 

C'est ainsi que la Nums Welfare Foundation (Fondation pour le soutien des nonnes) est née à la fin des années 1990.

Et en 2000, c'est son école, Arya Tara School qui voit le jour permettant aux jeunes nonnes d'étudier la littérature, les maths, les sciences et bien sûr la philosophie bouddhiste.

 

Pour financer son projet, Ani Chöying utilise sa voix. Grâce à sa musique qui mêle chants bouddhistes traditionnels sonorisé du monde entier, elle a conquis un public international : elle a enregistré son premier disque aux Etats-Unis en 1997, avant de faire le tour du monde et de devenir une véritable star dans son pays. En 2004, elle a été élue meilleure interprète de l'année pour son disque Moments Of Bliss.

 

source : Oh ! Editions

 

 

A l'écoute de sa voix, beaucoup se sentent transportés dans les chants purs des bouddhas, l'essence de notre véritable.

"Ani Chöying Drolma, dont la voix mélodieuse et captivante vous prends dès les premières secondes, est une chanteuse exceptionnelle. Souriante, empreinte d'une grande bonté, elle apparaît sur scène, toute pourpre vêtue, dans un silence qui intime le respect.

Elle captive son public dès les premières notes, alternants chants et mantras dont elle explique les textes, transmis de maître à élève depuis des siècles. Interprète remarquable, sa voix grave monte du plus profond de son être, emplit la salle de sa résonance et nous livre toute sa sensibilité et son amour pour son art".

 

Source : Eveil Impersonnel et approches non-duelles

 

 

 

Ani Chöying Drolma a écrit un livre La Voix pour la liberté aux éditions Oh! Editions : extrait du résumé du livre :

 


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"Ani est l'une de ces centaines de petites filles qui, au Népal et au Tibet, se réfugient au monastère pour ne pas être mariées de force à un homme qui les battra et les exploitera. Recueillie par un maître bouddhiste, Ani n'a jamais oublié la peur et la rage de son enfance blessée"

 

Citation du livre :

 

"La sagesse, la connaissance, la méditation, la raison, ne peuvent rien face à la perte d'une mère. Je souffre. Elle me manque, physiquement, au coeur de mes tripes . J'ai un vide intérieur qui hurle et qui pleure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 13:15

 

 

 

 

Je vous propose l'oeuvre picturale de Khalil Gibran, nous le connaissons surtout à travers ses livres, Le Prophète, Le sable et l'écume, Le fou, Jésus, Fils de l'Homme,.... mais avant d'écrire Khalil Gibran se destinait au dessin et à la peinture, il eut été remarqué par Rodin lui même.

 

 

 

 

 

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Harmonie au Pic de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Le Monde Divin de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Amour de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Automne de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Douleur de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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L'Archer de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Le Penseur de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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Autoportrait et la muse 1911 - de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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Deux croix de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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Le Silence du Prophète de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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Visage d'Almustafa de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

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Le Sentier du Paradis de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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La Trinité 1920 non signé de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

 

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Le poète aveugle et sa mère fusain de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

 

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Belle au cristal 1908 non signé - de Gibran  Khalil Gibran

 

 

 

 

 

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Murmure du silence 1914 non signé - de Gibran Khalil Gibran

 

 

 

  Bien d'autres tableaux existent...

 

 

  Source : lebanonpostcard.com et onefineart.com

 

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:10

 

 

Le Monde des Religions - rubrique Savoir : l'artiste et le sacre

mars-avril 2011

 

  khalil gibran

 

Khalil Gibran                       

Le prophète révolté

 

 

 

Peintre, dessinateur et poète, ce "citoyen du monde" d'origine libanaise se nourrit à la fois du christianisme oriental et de la philosophie de Nietzsche. Anticlérical virulent mais viscéralement attaché à la figure de Jésus, l'écrivain proposa une éthique de vie simple et tolérante, ouverte sur soi-même et sur autrui.

 

 

Envoûtée par le charme d'un jeune Oriental aux cheveux soyeux et aux yeux sombres, la poétesse Joséphine Peabody écrit en 1898 : "Ce garçon était fait pour être un prophète." Khalil Gibran a alors 15 ans. Vingt-cinq années plus tard, il publiera son chef-d'oeuvre, Le Prophète, texte initiatique empreint d'une sagesse qui continue d'inspirer des générations de lecteurs.

      Né au pied du plus haut sommet du Liban, dans la vallée de Kadicha, en 1883, Gibran révèle très tôt une personnalité singulière. Esthète, il fond en larmes, à l'âge de 6 ans, devant un livre d'oeuvres de Léonard de Vinci. Contemplatif, il s'émerveille du son enchanteur des rivières dévalant la montagne, du crissement des grillons, de la senteur si délicate des cèdres millénaires. Mystique, il se nourrit du christianisme oriental, étant lui-même issu d'une illustre famille maronite.

 

 

L'exil aux Etats-Unis

 

       Cette terre qu'il chérit, le jeune homme va être contraint de l'abandonner pour suivre sa mère aux Etats-Unis. Exil quasi définitif, puisqu'il ne retournera au Liban qu'entre 1898 et 1902. A Boston où la famille s'installe en 1895, Khalil souffre du vacarme de la ville. Il trouve refuge dans les bibliothèques, les musées, qui lui permettent de renouer avec sa mélodie intérieure propice à la création. Très vite, ses talents sont repérés par des artistes de premier plan, en particulier le photographe Fred Holland Day, qui devient son mécène, puis Mary Haskell, qui allait être à jamais son "ange gardien" - elle finança notamment ses études à Paris, de 1908 à 1910.

Alors que sa famille vit dans la misère, Khalil fréquente les milieux mondains et vend ses premiers dessins. Car si le Libanais doit sa célébrité à ses livres, c'est d'abord comme peintre et dessinateur qu'il fut reconnu - Rodin le qualifia de "nouveau William Blake".

Il excelle dans l'art du portrait, dans les allégories spirituelles peuplées de personnages évanescents.

       Etre éminemment mystique, Gibran n'en est pas moins un révolté, nourri par la philosophie de Nietzsche. Révolté contre la féodalité qui réduit les hommes en esclavage. Révolté contre le joug qu'impose l'Empire ottoman à son pays. Révolté contre son peuple, même, dont il ne comprends pas la passivité face à l'occupant, et qu'il n'aura de cesse d'appeler au soulèvement. Révolté, enfin, contre le clergé, qu'il critique ouvertement dans Les Nymphes des vallées (1906) et Les Ailes brisées (1912).

Gibran se livre à une longue diatribe contre la figure du prêtre dans Les Esprits rebelles (1908) : "C'est un traître. Les chrétiens lui donnent un livre saint, et en fait une nasse pour attraper leurs biens. C'est un hypocrite à qui les fidèles font porter une belle croix ; dont il faut une épée tranchante qu'il tient au-dessus de leurs têtes." Les autorités ottomanes ordonnèrent l'autodafé de l'ouvrage, tandis que le patriarcat maronite menaça son auteur d'excommunication, sans jamais en prononcer officiellement la sentence.

 

Rêves et union mystique

 

      Anticlérical, l'écrivain poète voue pourtant un attachement viscéral à Jésus, "la plus puissante personnalité de l'histoire". Pour lui, le "sublime crucifié" est l'incarnation même du rebelle.

"Depuis dix-neuf siècles, les humains adorent la faiblesse en la personne de Jésus, alors que Jésus était puissant, mais ils ne comprennent point le sens de sa véritable puissance. Jésus n'a pas vécu dans la pauvreté et dans la peur,et il n'est pas mort en souffrant et en se plaignant. Mais il a vécu en insurgé, il a été crucifié en rebelle et il est mort en géant." Dès son enfance, Khalil vit des expériences d'union mystique avec Jésus, qui lui apparaît régulièrement en rêve. En 1921, c'est un Christ magnétique qu'il représente, de profil, sur une toile. Et en 1928, il se livre à une expérience aussi originale qu'audacieuse dans son ouvrage Jésus fils de l'homme ; il y raconte la vie du Nazaréen à travers les témoignages imaginaires de 77 de ses contemporains, de Pierre à Ponce Pilate, en passant par Judas.

   

       S'estimant "citoyen du monde", Gibran ambitionne d'écrire un livre capable de répondre à la quête spirituelle de son époque, par-delà les cultures et les religions. Une synthèse des mystiques orientales et occidentales. "Votre idéologie, explique-t-il, parle de judaïsme, de brahmanisme, de bouddhisme, de christianisme et d'islam. Mon idéologie vous révèle qu'il n'est qu'une seule religion absolue à multiples aspects et à plusieurs sentiers, mais toujours unique, telle une main qui se ramifie en cinq doigts..."

 

       C'est dès 1899 qu'il s'attelle à ce projet, pour ne l'achever qu'en 1923. De Beyrouth à Boston, de Paris à New York, Khalil mûrit sa réflexion. " Le Prophète, confie-t-il, est un ouvrage auquel je pense depuis mille ans..." Le livre se présente comme un recueil d'aphorismes et de paraboles rédigées dans un style simple, lumineux. Il dévoile l'enseignement d'al-Moustapha ("Celui qui a été élu et purifié") aux habitants de la cité d'Orphalèse qui le questionnent sur la vie, l'amour, les enfants, l'amitié, Dieu. Le sage propose une éthique de vie simple et tolérante, ouverte sur soi-même et sur autrui. Mary Haskell ne s'y est pas trompée : "Ce livre, affirme-t-elle, comptera parmi les trésors de la littérature anglaise [...]. Il sera de plus en plus aimé au fur et à mesure que les hommes deviendront plus mûrs. Il est le livre qui respire le plus d'amour jamais écrit."

 

 

"Fils d'une même religion"


       Hymne à l'amour, l'enseignement de Khalil Gibran, prophète des temps modernes, reste d'une bouleversante actualité : "Tu es mon frère et je t'aime. Je t'aime, en prière dans ta mosquée, en vénération dans ton temple, en dévotion dans ton église, car toi et moi sommes fils d'une même religions : l'Esprit."

 

 

 

Virginie Larousse

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Published by Virginie Larousse - dans Portraits, biographies
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 08:57

 

 

 

 

 

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" Ma religion est amour"

 

 

"L'amour est notre véritable essence. L'amour ne connaît pas de frontières,

de caste, de religion, de race ou de nationalité. Nous sommes tous des perles

enfilées sur le même fil d'amour"

 

 

 

Amma

 

 

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  Amma est née au matin du 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au sud de l'Inde, au sein d'une famille de modestes pêcheurs. Ses parents l'appelèrent Soudhamani alors que les bébés pleurent à la naissance, Soudhamani vint au monde avec un sourire radieux comme pour annoncer la joie qu'elle allait bientôt apporter au monde.

 

C'était une petite fille remarquable qui montra dès l'enfance de nombreux signes inhabituels. Elle marcha à six mois, la dévotion envers Dieu était une part intégrante de sa nature. Ses parents la trouvaient parfois absorbée dans un état de profonde méditation et totalement perdu à ce monde.

 

A 5ans, elle composait des petits chants dévotionnels dédié à Sri Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques. Elle exprimait son coeur et son âme à travers ces mélodies, sa douce voix devint une source de grande joie pour les villageois.

 

Lors de ses 9 ans, sa mère tomba malade, Soudhamani eut l'entière responsabilité de la maison, s'occuper de ses frères et soeurs, elle du quitter l'école alors qu'elle était une très bonne élève. Elle s'occupa de sa famille, sans jamais se plaindre, elle offrait au Seigneur chaque minute de ses longues heures de travail. Les membres de sa famille, irrités par son comportement auquel ils ne comprenaient rien, la méprisaent et la maltraitaient mais elle accceptait tous les obstacles comme un moyen employé par le Seigneur pour la rapprocher de lui. Son seul réconfort et son seul soutien était le souvenir de son bien-aimé Krishina. Quand son travail était terminé, tard, Soudhamani au lieu de s'effondrer et de dormir, passait la nuit à méditer, à chanter et à prier.

 

L'amour et la compassion envers tous les êtres humains est une autre qualité qu'elle manifesta clairement dès l'âge tendre. Il lui fallait entre autres se rendre dans les maisons du voisinage et de récolter de la nourriture pour les vaches.

Elle écoutait avec patience les malheurs des uns et des autres surtout les personnes âgées qui lui confiaient souvent comme leurs enfants adultes et leurs petits-enfants les négligeaient et les maltraitaient. Leurs récits montraient à Soudhamani que l'amour humain est égoïste, inconstant et limité que les êtres humains n'ont q'un seul véritable ami en ce monde : Dieu. Son amour seul est toujours, constant et inconditionnel.

 

Le spectacle de la cruauté et de l'égoïsme du monde, de la douleur et de la souffrance qu'il entraine, ne fit qu'accroître l'amourde Soudhamani pour Dieu et son désir de Le réaliser. Bien qu'elle ne fût qu'une enfant, sa quête du Divin avait maintenant un autre but : soulager la misère des autres.

 

 

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Soudhamani faisait tout ce qu'elle pouvait pour soulager les souffrances de ces voisins, et leur apportait même de la nourriture de chez ses parents. Lorsqu'elle donnait ainsi des choses prises chez elle, il arrivait bien souvent qu'elle se fasse battre. Mais aucune punition ne pouvait l'empêcher de manifester sa compassion innée.

 

A d'adolescente, son amour pour le Seigneur atteignit des proportions indescriptibles. Ses extases se firent de plus en plus fréquentes, elle dansait et chantait ivre de Dieu et totalement perdue au monde. Elle eut bientôt des visions de krishna, voyant sa forme vivante en chaque objet. Aux yeux de Soudhamani, l'essence de l'univers entiers était Krishna,et Krishna seul.

 

En peu de, Soudhamani accéda à une union profonde et mystique avec son Seigneur, une union si complète qu'elle ne pouvait plus distinguer entre Krishna et son propre Soi. La Seconde phase des pratiques spirituelles de Soudhamani commença lorsqu'elle eu un jour une vision inattendue de la Mère divine de l'univers. A la suite de cette expérience merveilleuse, elle aspira nuit et jour à s'unir à la Mère divine, possédée d'un désir qui ne lui laissait pas de trêve.

 

Les membres de sa famille et les autres villageois étaient absolument incapables de comprendre les extases de Soudhamani ; elle ne se comportait pas comme une fille normale et fut donc en but à toutes les sortes de persécutions.

Elle fut finalement contrainte de quitter la maison familiale et de vivre sans abri. Elle avait pour toit, le ciel, pour lit la terre, pour lampe la lune et pour éventail la brise de la mer. Tandis que la propre famille de Soudhamani ainsi que les villageois la rejettaient, les oiseaux et les autres animaux lui tinrent compagnie et devinrent ses fidèles amis. Ils lui apportaient de la nourriture et la servaient comme ils pouvaient.

 

Son père se souvient : " Si je regarde en arrière, je me sens si triste d'avoir tant fait souffrir Amma. Nous ne la comprenons pas. Tous ces signes de divinité, nous les interprétions de travers ou ne les reconnaissions pas. Nous étions complètement déroutés par son comportement. Elle n'était pas comme les autres enfants."

 

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Soudhamani se livra pendant des mois aux pratiques spirituelles les plus rigoureuses et les plus austères. Elle devint complètement indifférentes aux besoins de son corps, se passant bien souvent de manger et de dormir. Tout son être brûlait d'amour pour la Mère divine. Elle embrassait la terre, étreignait les arbres, percevant en tout la Mère divine. Elle pleurait sous la caresse du vent, qu'elle ressentait comme celle de la Mère divine. Elle restait souvent plongée en Samadhi (profonde méditation) pendant des heures et parfois des jours, sans manifester le moindre signe de conscience extérieure. La Mère divine apparut enfin à Soudhamani dans toute Sa splendeur et Sa majesté.

 

Seules les paroles d'Amma elle-même peuvent décrire ce qui s'ensuivit : "souriante, la Mère divine devint une masse de lumière et Se fondit en moi. Mon mental s'épanouit, baignant dans la lumière multicolore du Divin..." C'est ainsi que Soudhamani s'identifia totalement à la Mère divine. Peu après, elle réalisa l'Absolu sans forme et sans attribut. Le son primordial spontanément de l'intérieur de son être et, pour citer ses propres paroles, elle réalisa que "rien n'est différent de mon propre Soi sans forme, dans lequel l'univers entier existe comme une bulle minuscule", Soudhamani percevait maintenant tous les aspects du Divin en elle et pouvait les manifester à volonté."

 

 

 

Soudhamani devint alors "Mata Amritanandamayi" littéralement la "Mère de la Béatitude immortelle". Ce fut le début du "Mata Amritanandamayi Math" le premier et le plus important de ses ashrams, situés près de Kollam dans le Kérala

 

Amma nous dit : "Pendant la méditation et tout au long de la journée, Amma cherchait la cause du chagrin et de la souffrance qu'elle voyait autour d'elle. A un certain moment il lui apparut que la souffrance de l'humanité était dû au karma, c'était le fruit que les gens récoltaient pour ce qu'ils avaient fait dans le passé".

Mais toujours insatisfaite Amma a cherché plus profondément. De l'intérieur d'elle-même est alors montrée la réponse : "Si leur karma est de souffrir, n'est-ce-pas ton dharma de les aider ? Si quelqu'un tombe dans un trou profond, est-il correct de passer son chemin en se disant que c'est son karma ? Non, notre devoir est de l'aider à sortir du trou. Établie dans l'expérience de son unité avec l'ensemble de la création, Amma a pris conscience que le but de sa vie était d'aider l'humanité souffrante à s'élever. C'est alors qu'Amma a commencé son oeuvre spirituelle, répandant ce message de vérité, d'amour et de compassion en recevant tous les êtres."

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Amma passa aujourd'hui la plus grande partie de l'année à voyager en Inde et dans le monde entier pour aider l'humanité souffrante grâce à ses paroles et à son étreinte maternelle. L'ashram est le foyer de trois mille résidents et des milliers de visiteurs affluent de toute l'inde et de tous les continents. Inspirés par l'exemple d'Amma, les résidents et les visiteurs se vouent au service du monde. Ils participent au vaste réseau d'oeuvres caritatives établi par Amma, construisent des maisons pour les sans abris, donnent des pensions aux indigents et permettent aux malades de se soigner.

 

En dernier ressort, nous dit Amma, l'amour est le seul remède capable de soigner les plaies du monde. Dans cet univers, c'est l'amour qui nous lit tous. Si nous en prenons conscience, les frictions et les conflits disparaîtront et la paix seul régnera, une paix durable."

 

"Le monde doit savoir qu'il est possible de consacrer sa vie à aimer et à servir autrui d'une manière désintéressée."

Amma

 

 

 

 

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Source Amma France et Wikipédia

 

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:27

 

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ANGELA DAVIS

 

 

 

 

 

Angela Davis est née le 26 janvier 1944, à Birmingham en Alabama à une époque où le racisme et les troubles politiques faisaient rage. Ses parents étaient enseignants et dès son enfance, la petite Davis était plongée dans le milieu communiste, et reçoit déjà les influences de ce qui sera ses conceptions politiques et ses convictions philosophiques.

 

 

En 1960, elle passe deux ans à étudier à l'école de Francfort sous la direction de Théodore Adorno. De 1963 à 1964, elle suit des cours à Paris puis elle rentre dans le Massachusetts à l'université de Brandeo. Après avoir obtenu sa licence en 1965, elle part en Allemagne pour des études plus approfondies. De nouveau aux Etats-Unis en Californie à l'universitéde San Diego, elle reçoit sa maîtrise en 1968. C'est à cette même année, qu'elle devient membre du parti communiste et des Black Panther*. Son investissement dans ces deux groupes lui valurent d'être surveillée de très près par le gouvernement des Etats-Unis.

 

Après avoir enseigné pendant un an à l'Université de Californie à Los Angeles, elle est renvoyé. Ce licenciement était principalement dû à son appartenance au parti communiste. En 1970, elle devient la troisième femme dans l'histoire à être inscrite sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI.

 

 

 

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Accusée de conspiration pour libérer Georges Jackson, le FBI estimait que Angela Davis avait armé des prisonniers dans la cours du Conté de Marin. Elle dut passer deux semaines à fuir la police. A cette époque, on pouvait voir une pancarte affichée dans de nombreuses maisons, où on pouvait lire "Angela notre soeur, tu es la bienvenue dans cette maison".

 

 

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Elle fut finalement découverte par la police dans un hôtel après avoir été accusé de meurtre et de kidnapping. Elle passa 16 mois en prison puis fut acquittée de toutes ses charges.

 

En 1971, ses essais dans lesquels elle détaille sa croyance en la doctrine communiste et ses pensées sur l'oppression raciales sont publiés. Puis convaincue par ses amis, elle écrit son autobiographie et se présente aux élections de 1980 sous les couleurs du parti communiste. "Woman, Race and Class" publié en 1981 devient un classique du féminisme. En 1989 elle publie la première collection de ses discours de 1983 à 1987 intitulé "Women, Culture and Politic".

 

De nos jours, Angela Davis continue son combat politique et sociale. C'est une théoricienne accomplie et cultivée elle enseigne à l'Université de Californie à Santa Cruz et continue à faire des discours.

 


 

angelaDavis

 

 

 

Source beauté-noire.net

 

 

  Hommage de Yannick Noah à Angela Davis

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

* Pour en savoir plus sur le Black Panther Party voir l'article "Black Panther Party"

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:00

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  BLACK PANTHER PARTY

 

 

 

Le Black Panther Party est un mouvement révolutionnaire afro-américain formé en Californie en 1966 par Bobby Seale et Huey P.Newton qui a atteint une échelle nationale avant de s'effondrer à cause de tensions internes et des efforts de suppressions par l'Etat en particulier le FBI (efforts qui comportaient des arrestations et l'agitation de factions rivales via des infiltrés).

 

L'organisation est connu pour son programme"Free Breakfast for Children", l'utilisation du terme "Pigs" (cochons) pour décrire les agents de police ainsi que pour avoir apporté des armes à feu à l'assemblée législative californienne.

 

 

 

Naissance de l'organisation :

 

Le Black Panther Party est le fruit de la rencontre de deux jeunes militant de la cause noire, Huez P. Newton et Bobby Seale, à Oakland dans la région de la baie de San Francisco en Californie. Selon les sources, les deux hommes se sont rencontrés en 1962  au collège Merritt d'Oakland auquel Newton s'était inscrit en droit ou lors de conférences organisées par l'Afro-Americain Association (AAA) une association est crée sur le campus de Berkeley en 1961 dont l'audience était importante dans le sud de la Californie. Son leader Donald Warden était l'une des figures locales de la communauté noire.

 

 


 

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Newton plus radical que Seale est alors attiré par le nationalisme noir prôné par Malcolm X. Celui-là est l'origine plus proche de la position intégrationniste et non violente du NAACP (National Association for Advancement of Colored People) dont il commence à se détacher.

 

Newton s'inscrit parallèlement à la San Francisco Law School. Il purge en 1964, une peine de prison de 6 mois consécutive à une agression à l'arme blanche. A sa sortie de prison, en 1965, les deux hommes se retrouvent au Merritt Collège où ils adhérent au Soul Student Advisory Conseil une structure émanant du RAM (Révolutionary Action Movement). Ils y participent à une mobilisation pour mettre en place un cycle de cours sur l'histoire des noirs. Seale travaille alors au centre de lutte contre la pauvreté d'Oakland Nord (North Oakland Neighborhood Anti-Poverty Center) où il est confronté quotidiennement aux problèmes économiques et sociaux qui touchent la population noire.

 

 


BP71 02 20cAffiche Newton

 

 


Cette situation sociale s'accompagne d'un accroissement des tensions entre la police et la population noire dans la vielle d'Oakland notamment depuis les émeutes de Watts (1965) dans la ville toute proche de Los Angeles. L'insatisfaction qu'ils éprouvent devant les réponses offertes faces à cette situation par les différentes organisations auxquelles ils ont successivement adhéré les persuade de créer leur propre structure et de prôner l'action directe. D'autres groupes les avaient précédé dans l'utilisation de la violence à des fins politiques et d'autodéfense dont la section NAACP dirigé en Caroline du Nord par Robert F.William dans les années 1950 et les Deacons for defenses en début des années 1960.

 

 

Dedicated to the Black Panther Party-ce82e

 

 

 

Dans la première quinzaine d'octobre 1966, ils rédigent un programme en dix points qui reprend la forme adoptée par le Muslim Program de la Nation of Islam qui s'inspire directement des préoccupations de la population et vise à être aisément compréhensible par les noirs instruits. Il s'agit de l'acte de naissance du Black Panther Party pour l'autodéfense. Seale devient le Président, Newton "ministre de la défense"

 

huey newton

 

 

 

Programme en dix points :

 

Le partie a été fondé sur un programme comportant dix points (Ten Point Plan). Le Ten Point Plan fut l'un des documents centraux parti et sa distribution étant la méthode la plus importante de diffusion, d'éducation et de recrutement.

 

1- Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer le destin de notre communauté Noire.

 

2- Nous voulons le plein emploi pour notre peuple

 

3- Nous voulons la fin du vol de notre communauté noire par les capitalistes

 

4- Nous voulons des habitations décentes, propres à l'hébergement des personnes

 

5- Nous voulons une éducation pour notre peuple qui expose la véritable nature de cette société Américaine décadente. Nous voulons une éducation qui nous enseigne notre véritable histoire et notre rôle dans la société d'aujourd'hui.

 

6- Nous voulons que tous les hommes nous soient exemptés du service militaire.

 

7- Nous voulons la fin immédiate de la brutalité policière et du meurtre des personnes noires

 

8- Nous voulons la liberté pour tous les hommes noirs détenus dans des prisons municipales, de comtés, d'état et fédérales.

 

9- Nous voulons que toutes les personnes noires amenées en cour soient jugées par leurs pairs ou par des personnes de leurs communautés noires tel que défini dans la Constitution des Etats-Unis.

 

10- Nous voulons des terres, du pain, des logement, de l'éducation, des vêtements, la justice et la paix.

 

 

 

 

 

  Black Panthers - Agnés Varda 1968

 

 

documentaire tourné à Oakland au cours des manifestations autour du procés de Huey P.Newton leader des activistes noirs du Black Panther Party

 

 

 

 


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Bobby Seal en 2008
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Huey Newton est décedé le 22 août 1989
Source : Wikipédia
Pour en savoir plus sur le Black Panther Party site:  actiondelarevo.free.fr très intéressant.
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:32

 

 

 

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Marie Laurencin

 

 

 

 

Marie Laurencin née à Paris le 31 octobre 1883 et morte à Paris le 8 juin 1956 est une peintre et graveuse française.

 

En 1907, elle expose pour la première fois au salon des Indépendants, c'est cette même année que Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire. De cette rencontre, naît une liaison aussi passionnée que tumultueuse qui dure jusqu'en 1912.

Apollinaire l'immortalise sous le nom de Tristoune Ballerinette dans le Poète assassiné. En 1909, Marie Laurencin et Guillaume Apollinaire posent pour le Douanier Rousseau : La Muse inspirant le poète 1909 huile sur toile.

 


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En juin 1912, rupture avec Guillaume Apollinaire. En 1914, elle épouse le Baron Otto von Wätjen, le 22 juin, devenant allemande par le mariage, elle doit interrompre sa lune de miel sur la côté atlantique pour se réfugier lors de la déclaration de Guerre, à Madrid, puis ensuite à Barcelone.

L'exil de Marie Laurencin va durer jusqu'en 1919.

La même année, Arthur Cravan dans le numéro 4 de sa revue Maintenant se moque de Marie Laurencin dans un article resté célèbre pour sa virulence envers les artistes en général. Elle s'associe avec les artistes Sonia et Robert Delaumay grâce à une rencontre organisée par Francis Picabia, pour lequel elle compose des poèmes pour sa revue 391 en 1917.

 


 

Elle revient à Paris en 1920. marie-laurencin.jpg

 

Son style est un emploi particulier de couleurs fluides et suaves, une simplification croissante de la composition, une prédilection pour certaines formes féminines allongées et gracieuses, qui lui permettra bientôt d'occuper une place privilégiée au coeur de Paris mondain des années 1920. Elle illustre l'étiquette du Château Mouton de Rothschild 1948.

 

En 1921, elle signifia à Otto son congé, acceptant le divorce, Otto retourna auprès des siens à Düsseldorf.

 

Elle noue des liens profonds et féconds avec de nombreux écrivains dont elle illustre les oeuvres : Gide, Max Jacob, Saint-John Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Paulhau, Lewis Caroll, Henri-Pierre Roché et bien d'autres.

 

Devenue portraitistes officielles du milieu mondain féminin (Nicole Groult, Coco Chanel) dans les années 1920, Marie Laurencin s'illustre comme décoratrice pour le ballet Les Biches de Serge Diaghilev sur une musique de Francis Poulenc (1924) puis pour l'opéra-comique, la Comédie Française et les Ballets de Roland Petit au Théâtre des Champs-Elysées.

 

 

Son nom a été popularisé en 1975 par la chanson de Joe Dassin "L'été indien" : "avec ta robe longue tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin".

 

 

En 1956, Marie Laurencin meurt d'une crise cardiaque dans la nuit du 8 juin. Après une cérémonie religieuse à l'église de Saint-Pierre-Du-Gros-Caillou, elle est inhumée au cimetière du Père Lachaise selon son voeu, vêtue de blanc, une rose à la main, les lettres de Guillaume Apollinaire sur son coeur.

 

 

En 1983, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste inauguration du Musée Marie Laurencin fondé par M. Masahiro Takano à Tateshina-Chino provence de Nagano-ken au Japon.

 


 

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Poèmes ou publications de Marie Laurencin

 

 

 

Derniers vers de Marie Laurencin

 

On racontera des choses sur elle

Mais on ne saura dire

Comme elle aimait le calme

La vie simple

Les portes fermées doucement Laurencinlebaiser.JPG

L'adresse, la rapidité

La lenteur aussi

Et les livres

Ses maîtres, le hasard, le temps

Laissez-moi mourir

O délices de ne pas être aimée....

 

Marie Laurencin

Carnets intimes février 1916

(cité par Flora Groult 1987)

 

 

 

 

 

"Si je me sens si loins des peintres, c'est parce qu'ils sont des hommes - et que les hommes m'apparaissent comme des problèmes difficiles à résoudre. Leurs discussion, leurs recherches, leur génie, m'ont toujours étonnée et, sans eux, rien n'existerait : vivre dans leur ombre est possible, lorsqu'on n'a pas l'intention de les imiter.

Quand un poète écrit : il dit si bien ce que je voudrais dire que, tranquillisée, je me tais.

Pour la peinture, c'est exactement pareil et les grands peintres, aussi bien mes contemporains, ont travaillé à ma place.

Mais si le génie de l'homme m'intimide, je me sens parfaitement à l'aise avec tout ce qui est féminin."

 

Marie Laurencin

Arts, 24 juillet 1952

 

 

 

 

 

Poèmes

 

Désespoirs de Grenade

Vous n'êtes pas oubliés

Prisons et Palais

Sommeil - eau limpide - Cavaliers marie_laurencin_femme_au_foulard.jpg

Etincelants la nuit

Passait devant les yeux

Le jour, poussière et souvenir

D'un feuillage sur un vase blanc

D'arabesques peintes aux murs

Obscurcies par les larmes.

 

Marie Laurencin, Grenade 1916

 

 

 

 

Le Calmant

 

Plus qu'ennuyée

Triste

Plus que triste

Malheureuse

Plus que malheureuse

Souffrante

Plus que souffrante

Abandonnée

Plus qu'abandonnée

Seule au monde

Plus que seule au monde

Exilée

Plus qu'exilée

Morte

Plus que morte

Oublieé

 

 

Marie Laurencin, Barcelone 1917

poèmes publiés en mars 1917

dans la revue 391 n°4 dirigé Francis Picabia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Je n'aimais pas toutes les couleurs. Alors, pourquoi se servir de celles que je n'aimais pas ? Résolument, je les mis de côté. Ainsi, je n'employais que le bleu, le rose et le vert, le blanc, le noir. En vieillissant, j'ai admi le jaune et le rouge"

 

Marie Laurecin Conferencia 15 août 1934

 

 

 

Les textes sont tirés du livre Marie Laurencin Fondation Pierre Gianaddamarie-laurencin-2884430288livre

Cent oeuvres des collections du musée Marie Laurencin au Japon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source biographie : livre Marie Laurencin et  www.jesuismort.com

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 21:08

 

 

 

 

 

 

May Ziadé, un pionnière du féminisme oriental

 

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May Ziadé est née, le 11 février 1886, de père libanais, May Ziadé fit ses études primaires et secondaire au collège des Visitandines d'Antoma (Liban), puis elle rejoignit ses parents en 1904 à Nazareth où elle poursuivit passionnèment son auto-culture.

 

A partir de 1908, elle s'installa définitivement au Caire où son père Elias Ziadé dirigeait la revue "Al-Mahroussa" et se fit inscrire à l'université Égyptienne dans la section littéraire.

 

 

La Femme de lettres :

 

En 1910, elle publia son premier recueil de poésie lyrique français : "Fleurs de Rêve" sous le pseudonyme d'Isis Copia. Ses études d'arabe classique terminées, Mai aida son père dans la rédaction de sa revue. Puis dès le début de la première guerre mondiale, elle fonda un salon littéraire qui ne tarda pas à devenir le lieu de rendez-vous des grands esprits de l'époque.

 

Après la guerre, May se consacra aux lettres. Elle publiait ses propos dans les plus grandes revues arabes de l'époque : Al-Hilal et Al-Moktataf. Elle les fit paraître plus tard dans une série d'ouvrages portant les titres suivants :

 

 

- Bahissat al Badia

- Aïcha Meymour (biographie de deux principales dirigeantes du mouvement féministe en Egypte)

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- "Sourires et larmes" (de Max Scheller traduit de l'allemand)

-"Propos de jeune fille"

-" Mélange" choix de conférences

- Ténèbres et Rayons (poèmes lyrique en prose)

- "L'égalité" étude sociologique

- " Flux et reflux" (Réflexions littéraires)

 

 

 

 

 

 

 

Citadelle du Caire vue du Mokattam

 

 

 

Depuis 1914, May entretient une correspondance passionnée et passionnantes avec Gibran Khalil Gibran, installé à New-York.

 

Malgré les sept mille kilomètres qui les séparaient, selon les dire de Gibran et malgré les circonstances défavorables qui les empêchaient de se rencontrer, cette idylle unique dans les annales littéraires dura dix-sept ans, c'est à dire jusqu'à la disparition de l'auteur du "Prophète".

 

 

Imbue de culture occidentale, May effectua plusieurs voyages d'étude en Europe. A partir de 1928, May subit le revers de la médaille. Elle perd coup sur coup les êtres qui lui étaient plus chers, sa mère, son père puis Gibran. Se sentant très seule au déclin de sa vie, elle sombre dans une dépression accablante.

 

Elle rentre au Liban atteinte de neurasthénie noire en 1939 et passa six mois dans un asile d'aliénés. Négligée puis comblée de sympathie par ses amis écrivains, elle recouvre sa lucidité. Et après un an à Freyké, dans l'entourage de Amine Rihani, elle revint au Caire où elle finit par succomber à ses souffrances physiques et morales, le 17 octobre 1941.

 

 

 

 

Militante acharnée :

 

May Ziadé s'est surtout faite remarquer par son activité fébrile pour émanciper la femme, de l'ignorance d'abord, puis du joug des traditions anachroniques afin qu'elle puisse se comparer à l'homme et mériter son droit à l'égalité.

 

A cette époque, la renaissance féminine se manifestait timidement. Elle avait autant de besoin dynamique que d'orientation rationnelle. Avec Kassem Amine et Bahissat Al Badia, May exerça une influence remarquable sur l'éveil de la conscience de la femme arabe.

 

May considérait la femme comme l'élément de base dans toute société humaine. Une mère esclave, dit-elle ne peut nourrir ses enfants que de son propre lait, lait qui sent forcement l'esclavage.

 

Cependant, précise-t-elle, l'évolution de la femme ne doit pas s'effectuer aux dépens de sa féminité, mais parallèlement à celle de l'homme. Car si le grand mérite de l'homme consiste dans la réalisation de sa virilité, celui de la femme réside dans sa manière de se parfaire en tant que telle, c'est à dire selon sa propre nature.

 

La virilité, selon May, se manifeste par la force, la lutte d'influence, la volonté de puissance alors que la féminité est synonyme de tendresse, de grâce et de finesse.

 

La culture adéquate est le seul moyen de libérer la femme de ses complexes et la condition servile et de lui permettre par conséquent de jouer un rôle polyvalent en tant que reine de foyer, de partenaire à part égale, d'éducatrice et de "bouche utile" dans un travail approprié.

 


 

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Libanaise maronite

 

 

 

Romantisme orientale :

 

Romantique, dès son enfance, May subit successivement l'influence de Lamartine de Bryon et de Shelley. Cette influence se manifeste dans toute son oeuvre lyrique qui reflète sa nostalgie du Liban, terre promise, ses idées mystiques, sa mélancolie et son spleen :

 

"Notre vie écrit-elle dans "Fleurs de Rêves" est ainsi faite que nous laissons de nous mêmes aux ronces des sentiers et cela a chaque instant."

 

"... en vain voudrions nous nous arrêter, mais nous sommes semblables à un torrent ou l'onde qui suit pousse l'onde qui précède. Son eau roule sur les rochers rugueux, tombe en cascades frémissantes, elle voudrait quitter ces bas-fonds inhospitaliers mais elle est forcée d'y demeurer le temps qui lui a départir le destin".

 

May Ziadé s'exprimait à la fois en arabe, en français, et en anglais (sous le pseudonyme de khaled Nach'at dans l'Egyptian Mail). Elle possédait assez bien, en outre allemand, l'italien et l'espagnol.

 


 

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Sa valeur littéraire :

 

On distingue dans son oeuvre deux aspects nettement opposés. Comme essayiste, elle se faisait remarquer par sa finesse d'observation autant que par son souci d'objectivité. Pour cette discipline rigoureuse, son style devenait sobre, minutieux tout en gardant sa propre personnalité. Comme un écrivain lyrique, elle brillait par son imagination sensuelle capable d'associations heureuses parfois surprenantes. Il lui importait moins de décrire le réel à grands renforts de faits, d'images vraisemblables ou à la faveur des saisies immédiates sur le vif que de suggérer discrètement ses impressions et créer une ambiance intime communicative. Son style devient alors image, charme, lancinant et plein de fraîcheur.

 

De plus elle était doué d'un talent oratoire remarquable. En lisant May, à vrai dire, on ne sait pas tout à fait si son écrit relève du genre romanesque, du souvenir d'enfance, de carte fantastique, du rêve romantique, de l'évocation historique ou de la confession. C'est un mélange si spontané, dans un style si pittoresque qu'il nous tient en haleine, malgré certaines bavures ou banalités.

 

A travers son oeuvre elle tient à nous communiquer tantôt l'intensité d'un bonheur éphémère, tantôt la magie d'un rêve qui nous transporte au-delà de notre existence monotone, en cette luminosité illusoire qui exerce sur nous l'effet d'une transcendance.

 

Engagée dans son féminisme, jusqu'à la moelle, May a su assumer son temps, tant dans son action que dans ses écrits, témoigner pour sa génération et rattacher à l'éphémère à ce qu'il y a de plus durable dans notre existence.

 

Jamil Jabre, livre "May femme de lettre" 1962

 

 

sur ce blog vous trouverez les poèmes de May Ziadé 20080723103040-May_ziade.jpg

Balance-toi !

Spectre

A Mademoiselle C

Capricieuse

Elle poète ?

Lacrymosa

 

 

 

 

Source : onefineart.com

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 16:51

 

 

 

 

 

Reza - un photographe humaniste

 


 

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photo de Mark Thiessen National Geographic

 

 

 

 

"J'ai sans doute débuté ma vie de nomade en imagination"

 

 

 

 

Reporter photographe iranien basé à Paris, Reza témoigne depuis vingt-cinq ans des blessures et des joies de ceux qu'il croise sur sa route. Attentif aux événements qui agitent le monde et à leurs victimes, il cherche à montrer ce qui ne se voit pas. Ses photographies engagées sont largement diffusées dans la presse internationale, notamment le National Geographic Magazine pour lequel il travaille depuis 1990.

 

"Enfant, j'aimais inventer des voyages dans le temps et me transposer dans un autre siècle, une autre réalité, dit-il. J'étais tout à la fois le spectateur et l'acteur, l'esclave et le roi, le conteur aussi. Me vient à l'esprit une phrase de James Rumford : "Voyager vous laisse sans voix, puis fait de vous un conteur". J'ai sans doute débuter ma vie de nomade en imagination. Plus tard, je choisi l'image comme moyen de raconter et... de dénoncer". Reza n'est pas seulement un photographe engagé, il s'investit également dans de nombreuses organisations humanitaires et a d'ailleurs créé sa propre association humanitaire.

 

 

 

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"L'art qui n'émeut pas, ce n'est pas un art"

INTERVIEW de Reza propos recueillis par Guillaume Jan

 

 

En 1981, Reza quittait l'Iran pour pouvoir exercer librement la photographie. Depuis, cet humaniste engagé parcourt le monde pour témoigner des beautés et des tragédies de la planète. Il a également fondé, en 2001, l'association Aina pour former les jeunes Afghans aux métiers des médias. Il revient tout juste de Kaboul, lorsque la rencontre se fait à Paris, à La Villette,où vingt deux de ses portraits sont exposés en très grand format dans les 55 hectares du Parc.

 

 

Vous avez, à plusieurs reprises, souhaiter exposer vos photos en extérieur. Pourquoi ce choix ?

 

C'est une façon de résister aux images de publicité qui nous envahissent. J'espère ouvrir un chemin, une brèche, pour que les citoyens se réapproprient l'espace public. Je voudrais que cet espace ne soit pas réservé aux images mensongères et artificielles de la propagande commerciale. Je connais l'alphabet de la photo. Je vois les répercussions culturelles et psychologiques que ces images peuvent avoir.

 

 

Mais la culture de l'image ne s'est-elle pas améliorée au cours des dernières décennies ?image1_tcm79-780164reza.jpg

 

 

Elle a évolué. Elle est plus sophistiquée. Les gens lisent mieux les images qu'il y a trente ans, mais il reste encore des lacunes. Je travaille d'ailleurs avec le ministère de l'Education nationale pour qu'il y ait un enseignement de la photographie dès l'école primaire. Nous vivons dans une société d'images, les jeunes ont besoin d'en acquérir les codes. C'est également ce que nous faisons avec l'Association Aina à Kaboul. Nous formons les jeunes Afghans aux métiers de l'image et du journalisme.

 

 

La photographie n'est-elle pas un langage universel ?

 

 

Si mais chaque culture a ses propres code, ses propres symboles. Certains objets ou certaines couleurs peuvent avoir des significations différentes en fonction du lieu où l'on se trouve. Par contre, il y a une chose qui est universelle : c'est l'émotion. La tristesse ou la joie d'un regard, la douceur ou la brutalité d'un geste... L'éducation, c'est ce qui constitue une grande partie de l'art.

 

 

C'est-à-dire ?

 

Quand on voit un tableau de Van Gogh ou quand on entend une musique qui nous touche ça nous fait trembler le coeur sans qu'on puisse expliquer pourquoi. On est émus. L'art qui n'émeut pas, ce n'est pas de l'art. C'est une science, une technique. Il y a des tas de photographes comme ça. Je les appelle des chirurgiens de l'image.

 

 

image2_tcm79-780165reza.jpgL'art a-t-il sa place dans le photojournalisme ?

 

 

Pendant longtemps, j'ai entendu mes confrères photojournalistes dire que leur travail n'avait rien à voir avec l'art. Pourtant, je considère que la photographie, c'est comme la peinture. S'il n'y a pas d'âme dans une image ou dans un tableau, ça ne fonctionne pas. Quand Sebastiao Salgado a commencé à photographier la misère la plus atroce avec ses si belles lumières, beaucoup de personnes se sont indignées. Elles lui disaient " vous n'avez pas honte de faire de belles images avec des situations si dramatiques ?". Moi, je pense qu'il faut qu'on se donne la peine de devenir de meilleurs artistes pour que nos histoires aient davantage d'impact.

 

 

Avez-vous noté une évolution du style des photographes, depuis que vous avez commencé à travailler à la fin des années 1970 ?

 

 

Oui cette évolution est à mettre en parallèle avec l'évolution de la société. Pour ma part, je suis en recherche constante. J'évolue vers un style plus impressionniste, voire abstrait. Je fais également du Polaroïd mais je ne montre pas forcément ces photos. Il y a dix-huit mois, j'ai mis de côté l'argentique pour passer au numérique.

 

 

Vous avez dit dans une précédente interview : "Si, en noir et blanc les grands maîtres ont presque dit leur dernier mot, la photographie couleur cherche encore ses adeptes et ses maîtres. Nous sommes au début du chemin." Vous le pensez toujours ?

 

 

Oui, tout reste à inventer dans ce domaine. Le passage à la couleur est arrivé assez tard dans l'histoire de la photo. Combien de vrais coloristes connaît-on chez les grands photographes ? Pas beaucoup encore aujourd'hui, les photojournalistes ont été formé au noir et blanc. Ils ne maîtrisent pas totalement la couleur.

 

 

L'occident a dominé l'expression photographique au XXième siècle. Qu'en sera-t-il au XXIième siècle ?

 

 

Le photojournalisme a longtemps été monopolisé par quelques poignées de photographes qui appartenaient au même groupe : des hommes blancs, généralement célibataires, un peu casse-cous, souvent fumeurs et buveurs. Ils sont imposés leur style pendant quarante ou cinquante ans. N'est-il pas temps de donner à d'autres catégories de personnes les moyens de s'exprimer en image, pour qu'ils puissent donner à voir leur point de vue ? C'est ce qu'est en train d'arriver d'ailleurs. Prenez la guerre en Irak : très peu de photographes occidentaux ont pu y aller. Alors, ce sont les correspondants irakiens qui ont photographié ce conflit. En Afghanistan également, avec Aina nous formons la nouvelle génération à produire ses propres images.

 

 

Le mois de la photo est-il un rendez-vous important, selon vous ?

 

 

Toute acte photographique est important. Il faut inciter les gens à mieux connaître les images, en les mettant en garde contre la pollution visuelle que représente la publicité. En ce sens, montrer nos travaux photos dans les lieux publics, en parler, enseigner la culture de l'image, c'est un acte de résistance contre les images anesthésiantes de la réclame. Mon rêve, ce serait que tous les panneaux publicitaires de Paris soient remplacés par des vrais images de photographes. Au moins pendant une semaine ou deux.

 

 

L'exposition "Une terre, une famille" avait lieu au Parc de la Villette de 16 septembre au 3 janvier 2011

 

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 "Une terre, une famille exposition de photographie de Reza, vingt deux photos grand format invitent le promeneur à une face-à-face avec des histoires de vies remarquables.

 

Du Rwanda à l'Afghanistan, du Cambodge à la Chine, la Mongolie et le Pakistan, du Caire à Jérusalem, une invitation à un questionnement sur notre appartenance commune, à rencontrer à travers les conflits, les douleurs, les rêves qui les animent, les divisent, les rassemblent, des femmes, des hommes, des enfants d'en approcher les singuliers récits, de réfléchir à un monde possible plus juste.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un livre "Derrière l'objectif de Reza" Edition Hoëbeke

 

Résumé du livre

 

Du Maghreb à l'Asie, de l'Afrique aux Balkans, les images de Reza savent capter les regards, la lumière et la mémoire des pays traversés. Adepte de la sobriété des cadrages, Reza appartient à la grande tradition des photographes humanistes... Ses images largement diffusées dans la presse internationale (Time Magazine, Stern, Newsweek...) témoignent de sa foi en l'homme et en son courage.

 

 

Dans ce ouvrage, le photographe nous fait entrer dans son univers derrière son objectif, commentant une centaine de photographie emblématique de son parcours. Reza retrace les étapes de la création en révélant le contexte d'une prise de vue, son intention le choix d'une technique ou d'un cadrage et éclaire ainsi son travail d'un jour nouveau.

 

 

 

 

 

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Une des photos les plus célèbres de Reza, le commandant Massoud chef de la résistance Afghanes

 

 

 

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Massoud 1985 Afghanistan - Vallée du Panjshir - Assassiné en 2001

 

 

 

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1985 Afghanistan - Il s'appelait Amir Gol qui signifit "Prince des Fleurs" dans un pays meurtri par la guerre.

Copyright Reza/Webistan

 

 

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Présentation de l'association Aina à Kaboul

 

 


 

 

 

 

 

La biographie, l'interview ont été reccueillis sur le site Evene.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:37

 

 

  le texte raconté par Mahmoud Darwich sur la bande son ne

correspond pas au texte écrit de Tahar Ben Jelloun

 

 

 

 

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Mahmoud Darwich : une terre orpheline

 

 

 

 

Mahmoud Darwich un enfant habité par une terre orpheline. Ses yeux portent le soleil et la blessure du temps des sables.

Dans le coeur, le rêve est une épine, un printemps reporté de saison en saison.

 

Entre ses mains, une hirondelle et une foule de mots, un pré de syllabes arrachées au pays natal. Dans son regard, le rire. L'espoir fou d'un peuple. Sur sa poitrine, tatouée, une étoile. Un astre échappé au poème.

 

Mahmoud Darwich est ainsi né : une poignée de terre brune éparpillée sur l'étendue d'une mémoire, la plus haute, entre les noces de terre et de sang, en Galilée, un jour de mars 41, dans un petit village, Birweh. Sur cette terre, aujourd'hui, il y a un bois et deux kibboutzim, Ahihoud et Yasaor.

 

Mahmoud Darwich est cette voix qui chante l'amour, une voix éprise de cheveux bouclés de son verger quitté à l'aube, à sept ans. Il a vécu à Dei-El-Asad, terre occupée. Sur son laissez-passer, une "nationalité indéterminée". Indéterminés, le destin et la foudre qui tombe du rire quand l'oiseau s'égare entre le nuage et l'écume.

 

Mahmoud vivra à Haïfa jusqu'en 1970 et fera de chaque jour un poème et une pierre. Il fera de chaque phrase un champ de solitude planté d'images et de branches d'oliviers. Ce fut ensuite l'exil extérieur, à Moscou, au Caire, puis à Beyrouth où il a dressé la tente du provisoire.

 

Aujourd'hui, Mahmoud consacré "poète de la résistance", voudrait être un rêve, un chant qui dirait le rêve palestinien. Il n'est pas poète engagé. Il est le poème. Il n'est pas le militant. Il est poète. Il n'est pas un héros. Il est chant d'amour de la "tristesse ordinaire". Il approfondit le désespoir pour donner aux enfants la lueur suprême de l'existence dans la paix, la dignité.

 

Tourné vers la mémoire future, il dit aujourd'hui : "Celui qui m'a changé en exilé m'a changé en bombe. Je ne sais que je vais mourir, je sais que je livre une bataille perdue au présent, car elle est d'avenir. Et je sais que la Palestine - sur la carte- est loin. Et je sais que vous avez oublié son nom dont vous avez falsifié la traduction. Tout cela, je le sais. Et c'est pourquoi je porte Palestine sur vos boulevards, dans vos maisons, dans vos chambres à coucher. Palestine n'est pas terre, messieurs le juges. Palestine est devenue mille corps mouvants sillonnant les rues du monde, chantant le chant de la mort, car le nouveau Christ, descendu de sa croix, porta bâton et sortit de Palestine."

 

 

 

 

 

 

Les amandiers sont morts de leurs blessures 1976

 

Tahar Ben Jelloun

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