Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:52

 

 2580894285_1.jpg

 

 

 

 

 

Au-delà de l'Amour

 

Dis-moi, au-delà de l'amour,

Dont j'ai parcouru le chemin,

Connais-tu la nouvelle étape,

Qui me conduirait en un lieu

Propice à l'heureuse rencontre ?

Car l'amour en ce coeur meurtri

N'a fait que prolonger l'exil.

 

 

Bachar Ibn Bourd

 

 

 

 


Repost 0
Published by Bachar Ibn Bourd - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 16:08

 

 

 Loris-Kalafat.jpg

      Tableau de Loris Kalafat

 

 

 

 

 

En elle émoi

 

 

 

Elle en moi

 

moi je ne suis qu'un émoi

 

perdu entre le moi et elle

 

entre la belle est moi

 

le feu est en moi

 

perdu dans le coeur est les bois

 

de la belle aux amours tout en moi

 

en dormant je ne suis que le bout de son moi

 

elle m'aime en émoi et me murmure son envie de moi

 

elle caresse mon moi et j'écoute la douceur de sa voix

 

elle est moi et je suis sa voie

 

moi je ne suis que l'errant des émois

 

de l'amour en mon toit

 

souffle le chaud sur son émoi

 

de moi à elle il n'y a plus que l'amour qui est roi

 

sur la lune elle descend toujours vers moi

 

elle est moi devant la foi

 

de l'amour en émoi

 

et de nos ébats

 

je suis partie d'elle en moi

 

elle est sur moi

 

sous notre toit nous vivons

 

un amour dans la douceur de nos draps.

 

Je ne suis plus moi depuis qu'elle me prend

 

dans tous mes émois

 

elle est moi une histoire

 

qui nous va, dans la douce chaleur de nos coeurs

 

elle en moi

 

On s'aime et puis voilà !!!

 

 

 

 

Zhamouche - Zerrouki Hamouche

 

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by Zerrouki Hamouche - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 11:10

 

 Magritte.Decalcomania.jpg

      Magritte

 

 

 

De la vie vers une vie

 

 

Non ! Ce n'est pas une meurtrissure

Non ! Ce n'est pas une blessure, ni 

le sang qui coule

 

Regarde au loin sur la plaine des mots

repose les fleurs d'un asile lointain

et sur les rivages quelques reflets

de ma vision.

 

Non ! Ce n'est qu'un passage du vide

vers la vie

un amoncellement des mots à l'envers

Un rubis quelque part enfouie dans un

accessible coeur

 

Je suis une étoile de nuit

qui contemple la face caché

du soleil brûlant

comme une immersion vers un ciel nouveau.

 

Non ! Le bleu des mots ne calme pas

la tempête

Non ! La déchirure n'atteint pas mon horizon

 

Comme une nuée de sable qui s'en va

toujours plus loin

Je pose le corps sur le linceul

blanc d'un amour

 

Regarde au loin, ce passager qui lève

sa main

en rejoignant une route vers une

montagne insolite

il écrit des mots pour apprendre à

comprendre son jour.

 

Non ! Ce n'est pas une meurtrissure

de l'amour

Non ! Ce n'est pas une déchirure de

l'être

juste la contemplation de son propre

passage

du vide vers la vie

et de la vie vers une vie.

 

 

 

Zerrouki Hamouche

 

 

 


Repost 0
Published by Zerrouki Hamouche - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:49

 

 Vent-de-Chaleur_reference.jpg

          Tableau de MIKA Richard Thibault

 

 

 

 

Comme le vent

 

Si mon coeur est un silence

je sonderai alors mon âme

 

Si le refuge est une peur

je m'éloignerai de lui

 

Si ma fuite est un renoncement

je deviendrai ma foi

 

Demain, aujourd'hui ou hier

qu'importe le lien n'est rien 

d'autres que cela !

 

J'ai appris l'amour au creux de ses vagues

en noyant mes passions dans son corps

 

Que puis-je dire d'autres ?

sur des lignes qui dessinent des

horizons sans fin.

 

Troublante, la vie est une science infiniment intime

un rêve au-dessus des yeux, une errance du mot amour

 

Elle descendait d'une histoire en

marchant vers moi

sa représentation en moi était fausse

 

Ma quête si visible soit elle

est une destruction d'une certaine manière de voir

 

Mes patiences s'accrochent à moi

comme un excercice difficile

 

Nul part ! Nul endroit de mes songes

rien ! Je marche inlassablement avec

des passants hagards

 

Je me souviens de ses mots

en pleine nuit, présente comme au

premier baiser

 

J'avais appris à l'aimer au creux du volcan des passions

un jour, une nuit, elle quitta

l'horizon de mes mots

 

La silhouette dessine une forme

elle descendait légère comme le vent

 

J'entends le léger frémissement

au loin passent les histoires

 

Un amour qui me relie sans cesse à elle

dans la pénombre aujourd'hui

 

 

 

ZERROUKI HAMOUCHE

Repost 0
Published by Zerrouki Hamouche - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:55

 

 

 72465547.jpg

 

 

 

De toute mon âme

 

Sur les hauteurs de mon coeur

navigue

le bateau de nuit de toutes mes peurs

 

Emportant dans l'océane

torpeur

mille trésors d'encens et des chimères

 

J'écris mon voyage sur les ressacs

qui attaquent ma terre, comme une nuée qui claque sur mes

voiles, le vent souffle pour m'emporter

loin des rivages des hommes oubliés

 

Naviguant vers l'amour de mes

passions

j'accosterai dans un univers au-dessus de mes soupçons

 

Vers toi ma douce bien aimée

qui m'écrit du pays des rêves océans

matelot et guide du 

lointain point géographique je tourne en rond.

 

J'accosterai avec mes bagages et

une lune dorée d'un rêve d'orient

vogue et vague à l'âme

j'épouserai de toute ma flamme

 

Cette fille étrange et lui

donnerai les voiles de toute mon âme

loin des rives et du vacarme

 

Nous ferons de notre amour une

tempête qui 

chavira nos âmes

 

Vogue loin O mon âme

dans ce pays loin de toutes larmes

pour que mon voyage prenne fin

sans états d'âme aux confins de l'amour et de ses flammes.

 

 

 

ZERROUKI HAMOUCHE

 

 

 

 


Repost 0
Published by Zerrouki Hamouche - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:56

 

 RINCON-1

 

 

 

 

 

 

 

ABSENCES

 

 

I

 

 

La plate volupté et le pauvre mystère

Que de n'être pas vu.

 

Je vous connais, couleur des arbres et des villes,

Entre nous est la transparence de coutume

Entre les regards éclatants.

Elle roule sur pierres

Comme l'eau se dandine.

D'un côté de mon coeur des vierges s'obscurcissent,

De l'autre la main douce est au flanc des collines,

La courbe de peu d'eau provoque cette chute,

Ce mélange de miroirs.

Lumières de précision, je ne cligne pas des yeux,

Je ne bouge pas,

Je parle

Et quand je dors

Ma gorge est une bague à l'enseigne de tulle.

 

II1a

 

Je sors au bras des ombres,

Je suis au bas des ombres,

Seul.

 

La pitié est plus haut et peut bien y rester,

La vertu se fait l'aumône de ses seins

Et la grâce s'est prise dans les filets de ses paupières.

Elle est plus belle que les figures des gradins,

Elle est plus dure,

Elle est en bas avec les pierres et les ombres.

Je l'ai rejointe.

C'est ici que la clarté livre sa dernière bataille.

Si je m'endors, c'est pour ne plus rêver.

Quelles seront alors les armes de mon triomphe ?

Ô jardin de mes yeux !

Tous les fruits sont ici pour figurer des fleurs,

Des fleurs dans la nuit,

Une fenêtre de feuillage

S'ouvre soudain dans son visage.

Où poserais-je mes lèvres, nature sans rivage ?

 

Une femme est plus belle que le monde où je vis

Et je ferme les yeux.

Je sors aux bras des ombres,

Je suis au bas des ombres

Et des ombres m'attendent.

 

 

 

PAUL ELUARD - Capitale de la douleur (1926)

 

 

 

 


Repost 0
Published by Paul Eluard - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:28

 

 wallpaper bente schlick 03

 

 

 

 

 

Toi avec toi !

 

 

Gaieté vibrait en ton archet...

M'enveloppait comme lumière...

Je me souviens

Pourtant tristesse m'en renaît...

C'était, c'était....

Toi avec toi,

Et moi. Naguère.

Et mon regard cherchant le tien....

 

Soudain, ton grave. Et jeu austère

Joyaux nés de tes mains aimées.

Je me souviens.

Moi que ne fus qu'ombre ignorée.

C'était, c'était...

Toi avec toi.

Et moi. En vain.

Et ton regard. Perdu. Si loin

 

Musique ailée. Comme en prière.

Élan dont je ne fus l'objet

Je me souviens

Peine m'en est restée. Entière.

C'était, c'était...

Toi avec toi.

Et moi. Amère.

Mon regard quémandant le tien.

 

Gaieté à nouveau t'habitait !

Archet me jouant sur les nerfs...

Je me souviens...

Rage m'étreint d'y repenser !

C'était, c'était...

Toi avec toi !...

 

 

Esther Granek "De la pensée aux mots" 1997

 

 

 


Repost 0
Published by Esther Granek - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:18

 

 regard-vert.jpg

      Huile sur Toile pablisso.com

 

 

 

 

Les Yeux d'Elsa

 

 

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire

J'ai vu tous les soleils y venir se mirer

S'y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

A l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé

Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent

L'été taille la nue au tablier des anges

Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur

Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit

Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie

Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée

Sept glaives ont percé le prisme des couleurs

Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs

L'iris troué de moir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche

Par où se reproduit le miracle des Rois

Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois

Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffi au mois de Mai des mots

Pour toutes les chansons et pour tous les hélas

Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres

Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images

Écarquille les siens moins démesurément

Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens

On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachet-ils des éclairs dans cette bavarde où

Des insectes défont leurs amours violentes

Je suis pris au filet des étoiles filantes

Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende

Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu

O paradis cent fois retrouvé reperdu

Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa

Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent

Moi je voyais briller au-dessus de la mer

Les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa

 

 

 

 

Louis ARAGON recueil Les yeux d'Elsa

 

 

 


Repost 0
Published by Louis Aragon - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 12:55

darwich.jpg

Photographie d'une oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisé en l'honneur de Mahmoud Darwich, en Palestine

 

 

 


 

 

On t'oubliera

Comme si tu n'avais jamais été

 

On t'oubliera, comme si tu n'avais jamais été

On t'oubliera comme la mort d'un oiseau,

comme une église abandonnée,

comme un amour passager

et comme une rose dans la nuit ... on t'oubliera

 

J'appartiens à la route ... D'autres pas

ont précédé mes pas.

D'autres que moi ont dicté leurs visions

à mes visions,

d'autres ont répandu le verbe

afin qu'il intègre le récit

on éclaire pour celui qui suivra,

trace lyrique ... et intuition

On t'oubliera ... comme si tu n'avais jamais été

homme ou oeuvre ... on t'oubliera

 

J'avance guidé par la vision. Le récit sera peut être

plus personnel. Car les mots

me gouverne et je les gouverne.

Je suis leur forme

et ils sont la libre transfiguration

Mais ce que je dirai a été dit.

Un futur antérieur me précède.

Je suis le roi de l'écho.

Je n'ai de trône que les marges. Et le chemin

est la méthode. Les Anciens ont peut être 

oublié de décrire

quelque chose, pour que j'y réveille

mémoire et sensations.

 

On t'oubliera comme si tu n'avais jamais été

acte ou trace ... on t'oubliera

 

J'appartiens à la route ...

Quelqu'un pose ses pas

dans mes pas, qui me suivra jusqu'à ma vision,

quelqu'un qui déclamera des vers de louanges

aux jardins de l'exil, devant la maison,

des vers délivrés de l'adoration du passé,

délivrés de ma métonymie et de ma langue,

et je témoignerai

que je suis vivant

et libre

quand on m'oubliera !

 

 

Extrait de "Ne t'excuse pas", in Anthologie (1999-2005) Mahmoud Darwich - Edition Babel -

 

 

 

 


Repost 0
Published by Mahmoud Darwich - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 12:19

 

Miral reference

       photo du Film Miral Julian Schnabel

 

 

 

 

 

 

Il nous manquait un présent

 

Partons tels que nous sommes : 

Une dame libre

Et son ami fidéle.

Partons ensemble dans deux chemins.

Partons tels que nous sommes, unis

Et séparés.

Rien ne nous fait mal

Ni le divorce des colombes

Ni le vent autour de l'église...

Ou le froid au creux des mains.

Les amandiers n'ont pas assez fleuri

Souris et ils fleuriront encore

Entre les papillons de tes fossettes.

 

Sous peu nous aurons un autre présent.

Retourne-toi, tu ne verras

Qu'exil, derrière toi :

Ta chambre à coucher,

Le saule de la place,

Le fleuve derrière les immeubles de verre

Et le café de nos rendez-vous ... tous, tous

Prêts à se muer en exil.

Soyons donc bons !

 

(...)

 

Partons, tels que nous sommes :

Une femme libre

Et son ami fidéle.

Partons tels que nous sommes.

De Babylone, nous sommes venus

Avec le vent

Et vers Babylon, nous marchons...

Mon voyage n'était pas suffisant

Pour que, sur ma trace, les pins

Se changent en mots de louanges du lieu méridional

Nous sommes bons ici. Vent du nord,

Notre vent, et méridionales, les chansons.

Suis-je une autre toi ?

Et toi, un autre moi ?

Ce n'est pas mon chemin à la terre de ma liberté,

Mon chemin à mon corps

Et moi, je ne serai pas moi à deux fois

Maintenant que mon passé a pris la place de mon lendemain,

Que je me suis scindée en deux femmes

Je ne suis ni orientale

Ni occidentale

Et je ne suis pas un olivier qui a ombragé deux versets.

Partons donc.

"Pas de solutions collectives aux obsessions personnelles".

Il ne suffisait pas d'être ensemble

Pour être ensemble...

Il nous manquait un présent pour voir

Où nous étions. Partons tels que nous sommes,

Une femme libre

Et son vieil ami.

Partons ensemble dans deux chemins.

Partons ensemble

Et soyons bons ...

 

Extrait "Le lit de l'étrangère" de Mahmoud Darwich traduit de l'arabe par Elias Sanbar Edition Actes Sud 2000

 

 

 

Repost 0
Published by Mahmoud Darwich - dans Au coeur de la poésie
commenter cet article

Vous Êtes Sur

  • : au-coeur-du-lotus.over-blog.fr
  •  au-coeur-du-lotus.over-blog.fr
  • : Faire partager mes envies, ma spiritualité, mes livres, la musique, mon univers...
  • Contact

 

 

 

 

 

BlogLotus3

Recherche

Bloglotus3

Archives

 

 

BlogLotus4bis

Journal De Vie

blogLotus5