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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:48

 

 

 

 

 

090731051827867303pailleenqueue

 

 

 

 

 

Mon bel oiseau

 

 

 

Mon paille-en-queue

au parfum de géranium

géranium

au coeur de colombe

colombe

au regard d'aigle

aigle

au roucoulement de tourterelle

tourterelle

au plumage d'arc-en-ciel

arc-en-ciel

au miroir de soleil

soleil

aux ailes d'Esprit

 

 

 

Tu emportes mon âme

au sommet de notre île

île

au grand large des cyclones

cyclones

au-dessus des vagues du monde

monde

au zénith de tous les glaciers

glaciers

au feu de tous les volcans

volcans

aux croissements des comètes

 

 

 

Et nous voyageons ensemble

aux pays des anges et des hommes

hommes

aux paradis des fleurs et des oiseaux

oiseaux

aux chants qui n'ont pas de paroles

paroles

aux musiques qui n'ont pas de notes

notes

aux silences qui ne sont qu'harmonie

harmonie

aux prières qui ne sont qu'adoration

adoration

 

 

 

Au centre immobile de... JE SUIS !

 

 

Gilbert Aubry, évêque et poète

île de la Réunion

 

extrait du livre Lumière sur Rivière Noire

Azalées Editions

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 13:36

 

 

 

 

 

Corps-de-femme

 

 

 

 

 

 

Les seins dressés la taille fine le bassin large

 

Les femmes faites selon vos désirs selon le moule

 

Sortent des épopées et marchent

 

vers le vingt et unième siècle,

 

Elles avaient aussi un cerveau, ô poète ! ô mâle !

 

L'aviez-vous oublié ?

 

[...]

 

Grand poète vous n'avez compris la femme qu'à demi,

 

L'autre moitié est toujours obscure.

 

 

 

Mallika Sengupta

 

poètesse bengalie

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 16:07

 

 

 

 

 

 

geishaombrelle.jpg

 

 

 

 

Je ne suis pas une chose qui remercie de s'être

 

transformée en une autre chose.

 

Je suis une femme, je suis une personne,

 

je suis une attention, je suis un corps

 

qui regarde par la fenêtre.

 

Tout comme la pluie n'est pas reconnaissante

 

de ne pas être une pierre.

 

Elle est une pluie. C'est peut-être cela

 

qu'on pourrait appeler être vivant.

 

Rien de plus que cela, mais cela : vivant.

 

Et vivant d'une simple joie douce.

 

 

 

Clarice Lispector

écrivaine brésilienne

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 16:59

 

 

 

 

Fractal art Shamans Journey 71

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LACRYMOSA

 

 

 

 

J'ai caressé ma lyre avec mes mains lassées

Et j'ai gravi la côte où j'ai souvent marché,

Et j'ai baisé les fleurs des branches enlacées,

Et j'ai suivi mon rêve, allant au but cherché

 

Le coeur battant à coups précipité, dans l'ombre ;

Un seul désir dans l'âme, une larme à mon cil

Voyant le ciel trop noir et la cité trop sombre.

Je t'ai suivi, mon rêve angoissant et subtil !

 

... Suivre son rêve, aller quand le sort vous appelle,

Au crépuscule tendre errer seul et pensif,

Et regarder le ciel quand le chagrin rebelle

A mentir le Coeur pur sanglot, passif...

 

.... Le ciel est noir, mais quelque chose,

Un point à reflets chatouillant,

Un semblant de prunelle rose,

Un astre aux feux doux, ondoyants...

Ainsi que l'étoile, naguère,

Bethléhem aux Mages montrant,

L'astre qui me guide m'attend

A la porte du cimetière.

 

Enfant depuis longtemps parti,

O frère devenu bel ange

Pardonne ma voix, mon petit,

Ma triste voix qui te dérange !

Que ta forme, sans s'attarder,

Reprenne la robe éphémère

De son enfance et de sa terre

Et vienne un peu me regarder !

 

Te souvient-il de notre enfance ?

Toi vieux de quelques mois, Mimi ;

Moi, fière de mon importance

J'avais bien deux ans et demi ;

Nous dormions souvent côte à côte

Amusés de nos entretiens

Composés de rire et de riens

A voir un mouche qui saute,

Parfois nous nous battions bien fort

Et tu mordais ma main osée

Qui touchait ta ceinture d'or

Sur ton cher berceau déposée ;

Et moi, je mordais à mon tour

Ton doigt, ta main, ton bras, ta joue

Et tu te sentais bien, avoue !

Essoufflé de ma rude cour.

 

Alors conciliant comme un homme

Ton bras s'étendait, appellant ;

Et tu saisissais mon corps comme

Une mère apaise un enfant ;

Tu suçais ma lèvre sévère

Et moi sur le bout de ton nez,

Je posais mes doigts consternés

D'avoir blessé mon frère.

 

Puis vint un beau jour de printemps

Mais son rayon semblait livide

Et depuis déjà bien longtemps

Je pleurais sur le berceau vide

Quand, craintive, j'ai vu s'ouvrir

Un étrange écrin blanc et rose

Où l'on a couché quelque chose...

Et les échos semblaient gémir,

 

Depuis ont passées des années ;

J'ai grandi, souffert, embelli.

Et de mes amours raffinés

Le plus cher dort enseveli !

Souvent le doux appel de frère

A brûlé ma lèvre et mon coeur....

Ah ! trop cruelle est la douleur

Qui remplit nos jours sur la terre !

 

Ô mon frère, ô mon frère mort

Rien ne frisonne dans ta cendre !

Ne sens-tu rien de doux et fort

Sur tout ce qui fut toi descendre... ?

Car ta soeur vient pour te chanter

De nos berceuses orientales,

Nocturnes lentes, automnales...

Ne pourrais-tu les répéter... ?

 

Les morts oublient-ils les romances

Qu'ils ont appris à bégayer,

Et leurs compagnons de souffrances,

Et tous les efforts d'essayer... ?

Et de leur langue maternelle

Oublient-ils les si chers accents

Et les visions d'attraits puissants

Du pays, des campagnes belles... ?

 

Ah ! Dans un bras, forme d'amour

Qui doucement sur moi te penches

Viens, Reçois et donne en retour

Le baiser d'un coeur qui s'épanche !

Il est las, aigri, chagriné

De voir la vie un long mensonge :

Frère, viens le baiser en songe !

 

... Des pleurs sur mon front incliné...

 

 

 

MAY ZIADE

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:20

 

 

 

 

 

 

 

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Capricieuses

extrait du livre Fleurs de Rêve

 

 

 

 

Grandiose, imposant dans la voûte profonde,

Le soleil saluait d'un coutumier adieu

Le fleuve, les palmiers,les sables de ce lieu

Et cheminait vers l'autre monde.

 

Alors tout l'horizon laisse monter un cri,

Le firmament se teint de lilas et de rose

(Frémissantes couleurs où l'azur doux repose),

Et le zéphir souffle attendri

 

Le Caire était caché sous une vague brume

Les arbres tournoyants sur les bords bruns du Nil

L'ombre tombait partout, sans trouver de péril

Et couvrait la plaine et l'écume.

 

Ô Pyramides ! C'est alors

Que, levant ma tête pensive,

J'entends mer sur vos flancs forts

L'écho de quelqu'un voix plaintive ;

Mais quoi ! Serait-ce en votre sein

Qu'un orphelin pleure sa mère ?

Est-ce un hymne, est-ce une prière,

Est-ce un gémissement divin ?

 

Mais déjà revient le silence

Autour du grand monument noir,

Un temps - Mon coeur frémit, s'élance,

Plane avec la brise du soir...

Soudain, les sons se font entendre,

Ô Dieux ! Mais d'où viennent-ils donc ?

Une douce harmonie y fond...

Est-ce de la voix d'Alexandre

 

Un écho ? De Napoléon

Est-ce le sabre qui miroite ?

Est-ce ta statue, o Memmon,

Qui tombe en une vapeur moite ?

Est-ce le soupir d'un soldat

Défunt ? Un cheval qui se cache ?

Est-ce un craquement d'un marbre

Qui depuis des siècles gît là ?

 

Répondez, Monuments ! Pyramides altières,

Des siècles révolus ô souvenir muet !

Sont-ce des chants d'amour, des commandes guerrières

Que vos entrailles jettent net ?

 

Non, sur vos côtes délabrées

Ce n'est plus l'aigle Impérial

Qui manque vos terres sacrées

Des pas de son fougueux cheval ;

Oh baissez vos armes françaises

Vos chapeaux sont à peine vus...

Et Mohamed Ali n'est plus

Toutes les choses sont anglaises

 

Ces longs échos flottant et chatouillant mon âme

Comme un souffle de brise, une haleine d'azur

Un baiser maternel, un regard triste et pur,

L'éclair d'une subtil flamme

Un doigt câlin d'enfant qui caresse son front

Un gazouillis d'oiseau, d'un fleuve, le murmure

Un sourire amicale, un cri de la nature

Ou du soleil un rayon blond,

 

C'était la fanfare lointaine

Qui jouait Dieu sauve le Roi

C'était la vibration certaine

De coeurs vaillants et pleins de foi

De tes moelleux flots nostalgiques

Harmonie, Ô nectar divin

Je laisse couler dans mon sein

Les tiédeurs mélancoliques...

 

Muses, Beautés, Beaux-Arts aimés,

Océans, rivières, verdures

Azur immense, astres dorés

Qui du ciel êtes la parure

A vous, à vous mes jeunes ans

A vous ma jeune intelligence

Mon amour et ma confiance

A vous mes rêves bleus et blancs !

 

Mais trêve de transports. A bientôt, Pyramides,

Et vous Liban, Beyrouth, cher Antoma, salut !

Ma Syrie, Salut ! Dès que je l'aurai pu

J'irai revoir tes horizons limpides.

 

 

MAY ZIADE

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 13:43

 

 

 

 

 

 

Derviche-en-Teheran.jpg

 

 

 

 

 

 

Assieds toi au bord de la nuit


Et tu écouteras une terre gorgée de chaleur


Assieds toi au bord de l'aurore


Et tu verras monter la douce lumière du soleil


Assieds toi au bord de la source


Et tu seras bercé par le clapotis de ses eaux


Assieds toi au bord du sentier


Et tu sentiras l'amitié de tous ceux qui cheminent


Assieds toi au bord de tes frères


Et tu recevras l'amour qui dort dans leur coeur


Assieds toi au bord du silence


Et tu entendras enfin au fond de toi

 

 

Assieds toi au bord de la mer


Et tu sentiras cette brise lointaine caresser ton visage,

 

 

Et tes narines se rempliront de ce doux parfum

 

 

Que le vent de la mer dirigera vers toi,

 

 

Et tes oreilles entendront le bruit des vagues

 

 

Et la mélodie des oiseaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème arabe anonyme 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:30

  mandela.jpg

 

 

 

Poème Invictus

de William Ernest Henley

 

 

 

Dans la nuit qui m'environne

Dans les ténébres qui m'enserrent,

Je loue les Dieux qui me donnent

Une âme, à la fois noble et fière.

 

Prisonnier de ma situation

Je ne veux pas me rebeller

Meurtri par les tribulations,

Je suis debout bien que blessé

 

En ce lieu d'approbres et de pleurs

Je ne vois qu'horreur et ombres

Les années s'annoncent sombres

Mais je ne connaîtrai pas la peur

 

Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme

Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme.

 

 

William-Ernest-Henley-225x300.jpg 

 

 

 

 

 

 

Merci Nicole,
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:10

 

 

 

 

 

 

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Femme et Chatte

 

 

 

 

Elle jouait avec sa chatte

 

Et c'était merveille de  voir

 

La main blanche et la blanche patte

 

S'ébattre dans l'ombre du soir.

 

 

 

Elle cachait - la scélérate ! -

 

Sous ses mitaines de fil noir

 

Ses meutriers ongles d'agate,

 

Coupants et clairs comme un rasoir

 

 

 

L'autre aussi faisait la sucrée

 

Et rentrait sa griffe acérée,

 

Mais le diable n'y perdait rien...

 

Et dans le boudoir où, sonore,

 

Tintant son rire aérien,

 

Brillaient quatre points de phosphore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul Verlaine (1844-1996)

Poèmes saturniens

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:32

 

 

 

 

 

 

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Il pleure dans mon coeur

 

 

 

 

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

 

 

 

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie !

 

 

 

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi ! nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.

 

 

 

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine !

 

 

 

 

 

 

Paul Verlaine (1844-1896)

Romances sans paroles

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 13:50

Grains de sable à l'infini suite

 

 

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RENE VOILLAUME

 

 

"On ne va jamais au désert

Sans traverser beaucoup de choses,

Sans être fatigué par une longue route,

Sans arracher ses yeux

A ce qui est l'horizon de tous les temps.

 

Les déserts se gagnent,

Ils ne se donnent pas.

Les déserts de notre vie,

Nous ne les arracherons

Au secret de nos heures humaines

Qu'en violentant nos habitudes, nos paresses.

C'est difficile, mais essentiel à notre amour.

Madeleine Delhêl,  La Joie de croire.

 

Tu dois aller au désert

Avec une âme simple,

Sans te préoccuper d'une oeuvre à faire :

En réalité, tu n'as rien à faire au désert

Qu'à simplifier ta vie, à la dépouiller de toutes les préoccupations et activités

Le désert n'est pas dfficile,

Il est exigeant ;

Il n'est pas compliqué et c'est pourquoi il exige la simplicité.

Jette sur toutes choses un regard neuf, un regard de foi :

Sur la nature, sur les travaux quotidiens,

Sur les évènements,en un mot sur toute la trame de ta vie humaine

Cela revient à vivre le moment présent....

 

C'est le secret du désert...

N'attends rien d'autre que la plénitude du présent

 

 


 

 

 

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MUHAMMAD ASAD, 1976

 

 

"Il y a dans le monde de nombreux paysages, mais aucun, je crois, ne peut façonner l'esprit humain de façon si souveraine.

Dans sa rigueur et son austérité, le désert élimine de notre aspiration à comprendre la vie tous les subterfuges et toutes les multiples illusions par lesquels une nature généreuse peut prendre au piège l'esprit humain et l'amener à projeter imagerie autour de lui.

 

Le désert qui est nu et propre ignore tout compromis.

Il balaye au coeur de l'homme toutes les aimables fantaisies qui pourraient servir d'atours aux désirspris pour des réalités, et ainsi lui confère la liberté de s'abandonner à un absolu sans image ; le plus éloigné de ce qui est loin, mais aussi le plus proche de ce qui est près.

 

Depuis que l'homme a commencé à réfléchir, le désert a été le berceau de toutes ses croyances en un Dieu unique.

 

 

 

Photos de la Mauritanie (auteur inconnu)

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