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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 12:47

 

 

 

 

 

 

 

Une étoile se posera sur son berceau

 

 

 

 

 

 

 

 

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Méditation du Père Lev


Texte extrait du Livre "L'au de grâce du Seigneur"

du Père Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

aux Editions du Cerf

 

 

 

 

 

Qu'on nous permette de réfléchir à quelques unes des paroles évangéliques que l'Église propose à notre attention durant cette fête.

 

 

 

"Les bergers se dirent : Allons à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître". Nous aussi, allons jusqu'à Bethléem. Montons en esprit sur cette colline, "vers les monts d'où viendra mon secours". L'ascension vers Bethléem implique un effort : mais laisserons-nous passer une si grande occasion ?

 

 

"Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée, à la ville de David, appelée Bethléem... afin de s'y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte...". Non plus, César Auguste mais le Roi des rois veut "le recensement de toutes la terre... chacun dans sa ville" Chacun doit déclarer avec sincérité quelle cité il a choisit, à quel groupe il se rattache. Certains choisissent Rome ; d'autres choisissent Athènes. Choisirai-je la richesse, le pouvoir, l'intelligence ? Non. Ces villes ne sont pas pour moi. Je ne choisirai même pas Jérusalem, le lieu où Dieu manifeste sa gloire. Pendant ma vie terrestre, je veux être un citoyen de Bethléem ; je veux que cette humilité et de cette pauvreté soient ma part ; je veux, avec Marie, avec Joseph, avec Jésus, que mon nom soit inscrit dans la bourgade méprisée ou inconnue des hommes, mais si grande devant Dieu.

 

 

"Voici que je vous annonce une grande joie... aujourd'hui, il vous est né un Sauveur..." La naissance de Jésus à Bethléem n'est pas un lointain évènement historique qui ne me concerne point. Et si elle me concerne, ce n'est pas seulement parce que je suis membre de la grande collectivité humaine. Le message de Noël n'est pas adressé à l'humanité en général. Il est adressé en particulier à chaque homme. Il atteint chaque âme d'une manière unique et exceptionnelle. C'est à moi - autrement qu'à tout autre homme - que cette joie est annoncée ; c'est à moi et pour moi qu'un Sauveur est né. Reconnaissons dans la Nativité du Christ un don très personnel. Recevons ce don avec foi et reconnaissance.

 

 

"Et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à l'Orient, les devançait jusqu'à ce qu'il vint s'arrêter au-dessus de l'endroit où se trouvait l'enfant." Les mages ont fidèlement suivi la lumière que leur avait été donnée, étant dociles à cette lumière, ils ont été conduits par elle jusqu'à l'enfant. Si je m'efforce d'être fidèle à toute mesure de lumière que Dieu m'accorde, si j'ai le courage de tout quitter pour suivre l'étoile, si je décide d'être vrai, obéissant à ma conscience (quoiqu'il puisse arriver), prêt "à rendre témoignage à la lumière... la lumière véritable qui éclaire tout homme venant dans ce monde", la lumière divine ne manquera pas, malgré mon ignorance, de me conduire - non d'une manière abstraite, mais dans toutes circonstances concrètes de la vie, et chaque fois que cela sera nécessaire jusqu'auprès de l'enfant en qui j'ai mis tout mon espoir.

 

 

"Elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie". La naissance dans une crèche déclare que Jésus veut être compté parmi les plus pauvre, parmi les plus humbles, on le trouvera parmi les déshérités, les malades, les prisonniers, les pécheurs. Je désire être pauvre avec Jésus plutôt qu'être riche sans Jésus. Je préfère habiter dans une caverne, avec Jésus, Marie et Joseph, plutôt que dans l'hôtellerie où il n'y a pas de place pour eux. Nous devons d'ailleurs accepter le fait que, pour quiconque aime Jésus, il n'y a pas de place en ce monde. "Le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête".

 

 

"Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un enfant enveloppé de langes...". Je cherche un Dieu et un Seigneur, et je trouve un tout petit enfant. Le message de Noël est un message d'enfance : "En vérité, je vous le dis, quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'y entrera pas". Dieu ne nous demande pas de renoncer à la connaissance et à la prudence adultes nécessaires à l'accomplissement de nos tâches terrestres. Mais il veut que, dans nos rapports avec lui, nous revenions à la simplicité confiante de l'enfant. L'enfant a foi dans son père ; il marche avec lui, il sait que son père le défendra, le nourrira, l'abritera ; il se laisse mener par son père, les yeux fermés, sans aucune inquiétude. Quand il parle à son père, il ne cherche pas des formules compliquées. Il dit tout simplement et affectueusement ce qu'il désire dire. Et voilà ce que symbolise pour nous le petit enfant de Bethléem. D'autre part, l'enfance de Jésus est plus qu'un modèle à imiter, elle est un des mystères de la vie du Sauveur qui, bien qu'ayant un aspect historique et transitoire, ont aussi une réalité éternelle. Noël est le temps favorable pour honorer le mystère de l'enfance de Jésus.

 

 

"Ils virent l'enfant avec Marie, sa mère, et tombant à genoux, ils l'adorèrent ; puis ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe". Comme les mages, nous ouvrons nos trésors et nous offrons au petit enfant ce qu'il y a de plus précieux. Nous offrons en esprit l'or, signe de la souveraineté de Jésus sur toutes les richesses et toutes choses créées, signe aussi de notre propre détachement des biens temporels. Nous t'offrons en esprit l'encens, signe de l'adoration, car Jésus n'est pas seulement le roi de l'univers, mais il est notre Dieu. Nous offrons en esprit la myrrhe, aromate par lequel nous honorons d'avance la mort et la sépulture de Jésus, et par lequel aussi nous représentons notre renoncement aux jouissances corporelles. Seigneur Jésus, accepte mon offrande.

 

 

"Puis les berger, s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu et entendu...". Seigneur Jésus, fais que nous ne quittions pas Bethléem, fais que nous n'achevions pas cette fête de la Nativité sans avoir vu quelque choses de ce que les bergers ont vu, sans avoir entendu quelque chose de ce qu'ils ont entendu, sans avoir reçu dans nos coeurs le message qui nous est prêché de la crèche.

 

 

"Vous êtes le corps du Christ et membres chacun pour sa part". La fête de Noël est la fête du Corps mystique, car c'est par l'Incarnation que les hommes sont devenus membres du Christ. Quelque interprétation théologique que nous donnions à cette grande affirmation sériptuaire et patristique de notre incorporation au Christ, nous devons croire qu'avec l'Incarnation a commencé, dans la chair humaine, entre Jésus-Christ et les hommes, une union ineffable et dépassant tout entendement. Au-delà de l'évènement historique particulier qui se produit à Bethléem et par lequel le fils de Dieu revêt un corps humain visible, un autre évènement se produit qui intéresse la race humaine toute entière : Dieu, s'incarnant, épouse et revêt d'une certaine manière la nature humaine dont nous participants et créé, entre lui et nous, une relation qui, sans cesser d'être celle de Créateur à créature, est aussi celle du corps aux membres. Il y a union sans confusion - Noël nous permet de prendre le plus profondément conscience de ce qu'est notre propre nature, la nature humaine, régénérée par Jésus-Christ.

 

 

"Et le verbe s'est fait chair". Ce mot résume et exprime excellemment la fête de Noël. Si nous lui donnons tout son sens, nous comprendrons qu'il ne s'agit pas seulement ici du mystère par lequel le Fils et la Parole du Père est devenu homme. Cette même formule a aussi une implication d'ordre moral et pratique. Notre chair est souvent pour nous une occasion de tentation et de péché. Que la Parole de Dieu devienne donc chair nous, qu'elle entre donc dans notre corps. Que la force de cette Parole (car il ne saurait être question d'un Incarnation substantielle) passe de l'extérieur à l'intérieur, passe dans nos membres. Alors la loi de l'Esprit l'emportera sur la loi de la chair.

Noël, n'aura pour nous un sens réel qui si notre propre chair devient transformée, mue et dominée par la Parole faite chair.

 

 

 

 

 

Amen

 

 

 

 

 

 

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