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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:12

 

 

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Bernadette Soubirous Religieuse et Sainte

 

 

 

Bernadette Soubirous (Bernadeta Sobirous en Gascon) de son vrai nom Marie-Bernadette Soubirous née le 7 janvier 1844 à Lourdes, et décédée le 16 avril 1879 à Nevers, est une sainte catholique célèbre pour avoir vu des apparitions de la Vierge dans une grotte de sa ville natale.

 

 

 

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Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866) exploitent le moulin de Boly où elle est née jusqu'en 1854, ils eurent neuf enfants dont cinq sont morts en bas-âge. Bernadette est l'aînée. Bernadette est de santé fragile, elle est asthmatique, sait à peine lire et écrire. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (elle dira : "si la Sainte-Vierge m'a choisie, c'est parce que j'étais la plus ignorante !").

 

 

Suite à la ruine de l'entreprise familiale, elle est envoyée chez sa marraine et tante Bernarde Casterot (1823-1907) qui l'emploi comme servante à la maison et au comptoir de son cabaret. La famille Soubirous aménagent pour une cellule de l'ancienne prison de la rue Haute surnommée Le Cachot (que l'on peut visiter actuellement). Son père a des déboires avec la justice en 1857 pour un soi-disant vol de sac de farine, la famille a une période de détresse noire.

 

 

Bernadette témoigne d'apparitions de la Vierge à partir de 1858. Lors sa première apparition, elle suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes, entre le 11 février 1858 et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaît 18 fois.

 

 

 

 

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Les apparitions

 

 

Le jeudi 11 février 1858, avec sa soeur Marie (1846-1892) dite Toinette et Jeanne Abadie une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée. Elle alors surprise par un bruit et leve la tête vers la grotte de Massabielle : "J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied", Bernadette récite une prière, la dame disparaît.

 

 

Le dimanche 14 février, ses parents interdisent à Bernadette de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La Dame sourit, incline la tête et disparaît.

 

 

Le jeudi 18 février, Bernadette sous la pression d'une dame de la bourgeoisie lourdaise, demande à la Dame de lui écrire son nom. Celle-ci lui répond : "Ce n'est pas nécessaire" puis elle ajoute "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre. Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant 15 jours ?"

 

 

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Le vendredi 19 février. Bernadette vient à la grotte avec un cierge béni et allumé (ce qui est devenu, une coutume). La Dame apparaît brièvement.

 

 

Le samedi 20 février. La Dame apprend une prière personnelle à Bernadette qui à la fin de sa vision est saisie d'une grande tristesse.

 

 

Le dimanche 21 février. Une centaine de personnes accompagnent Bernadette. La Dame se présente (à Bernadette seule) et le commissaire de police Jacomet l'interroge sur ce qu'elle a vu. Bernadette se contente de répéter : "aquero" (cela).

 

 

Le mardi 23 février. Accompagnée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la grotte où l'apparition révèle un secret "rien que pour elle"

 

 

Le mercredi 24 février. La Dame transmet un message à Bernadette : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs !"

 

 

Le jeudi 25 févirier. Trois cent personnes sont présentes. Bernadette explique que la Dame lui demande de boire à la source :"Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là" Bernadette racontera plus tard : "Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire". La foule l'accuse d'être folle et elle répond : "C'est pour les pécheurs !".

 

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Le samedi 27 février. Huit cents personnes accompagnent Bernadette. L'apparition reste silencieuse, Bernadette boit l'eau.

 

 

Le dimanche 28 février. Deux milles personnes assistent à l'extase de Bernadette qui prie, baise la terre, rampe sur les genoux. Le juge Ribes la menace de prison.

 

 

Le lundi 1er mars. Mille cinq cents personnes accompagnent Bernadette dont pour la première fois, un prêtre. La même nuit, Catherine Latapie une amie de Bernadette se rend à la grotte et trempe son bras déboité dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.

 

 

Le mercredi 3 mars.Trois mille personnes accompagnent Bernadette. La vision ne vient pas. Plus tard, Bernadette se sent appelée et retourne à la grotte où elle demande son nom à la Dame qui lui répond par un sourire. Le curée Peyramale insiste : "Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la grotte".

 

 

Le jeudi 4 mars. Environ huit mille personnes attendent un miracle. La vision est silencieuse. Pendant 20 jours, Bernadette ne ressent plus l'invitation à se rendre à la grotte.

 

 

Le jeudi 25 mars. L'apparition se montre à Bernadette et dit en Gascon bigourdan - la langue que parlait Bernadette -, levant les yeux au ciel et joignant ses mains : "Que soy era immaculada councepcion". Bernadette retient ces mots, qu'elle ne comprend pas et court le dire au curé qui est troublé : quatre ans plus tôt, le pape Pie IX a fait de "l'Immaculée Conception de Marie" un dogme et Bernadette dit ignorer qu'elle désigne la Vierge. Le rosier n'a toujours pas fleuri.

 

 

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 Le mercredi 7 avril. Le docteur Douzous constate que la flamme du cierge que tient Bernadette pendant l'apparition entoure sa main sans la brûler.

 

 

  Le jeudi 16 juillet 1858. C'est la dernière apparition. Une palissade interdit l'accès à la grotte. Bernadette franchit le Gave et voit la Vierge exactement comme si elle se trouvait devant la grotte.

 

 

Le 28 juillet 1858, soit douze jours seulement après la dernière apparition, Monseigneur Laurence Evêque de Tarbes réunit une commission d'enquête destinée à établir le crédit que l'Eglise doit apporter aux affirmations de Bernadette Soubirous. Cette commission interrogea Bernadette dont la sincérité semblera "incontestable" (dixit) à l'évêque.

Le fait que la jeune fille répète des mots dits par la Vierge qu'elle ne pouvait pas connaître eu égard à son manque d'instruction, sera un argument décisif.

 

Entre temps, la foule des pèlerins venant voir la grotte et y demander l'aide à Marie ne cesse de croître, il vient des gens de toute l'Europe et de nouveaux témoignages de miracles s'accumulent. "Si l'on doit juger l'arbre par ses fruits, nous pouvons dire que l'apparition racontée par la jeune fille est surnaturelle et divine ; car elle a produits des effets surnaturels et divins".

 

Quatre ans plus tard, l'évêque rend son avis le 18 janvier 1862 - favorable : "Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de 18 fois dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous souhaitons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargée de gourverner l'Église universelle."

 

 

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C'est ainsi que Lourdes modeste chef lieu des Pyrénées, soigneusement évité par le tourisme thermal alors en pleine explosion -son eau n'avait pas les propriétés curatives attribuées à celles de Luchon, Cauterets ou Bagnères-de-Bigorre- est vite devenue la ville touristique la plus fréquenté de la région.

 

"Un fait souvent oublié : à Garaison (aujourd'hui Mouléon-Magnoac à 70 kms de Lourdes) une jeune fille nommée Anglèze de Sagasan avait affirmé avoir entendu la Vierge lui demander de construire une chapelle près de la source. Cela se passait vers 1520. La Chapelle a bien été construite et la ville a été un lieu de dévotion et de tourisme religieux aux siècles suivant."

 

 

 

Après les apparitions, la vie de Bernadette continue.

 

 

 

Bernadette souhaitait faire sa communion et pour cela, elle devait apprendre à lire et à écrire en français. Elle est donc admise à "l'Ecole des indigents", à l'hospice de Lourdes, tenu depuis 1836 par les soeurs de la Charité de Nevers. Là, elle s'instruit, apprend à lire et apprend le catéchisme et un métier. Les observateurs de l'époque notent son recueillement en prière est impressionnant mais qu'elle est aussi gaie, enjouée, espiègle et plutôt autoritaire avec ses compagnes - qui l'apprécient néanmoins beaucoup. Après réflexion, elle choisit la congrégation des Soeurs de la Charité de Nevers pour vivre son désir de vie religieuse. La Maison-Mère de la congrégation est à Nevers.

 

 

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A l'extérieur, on commence à rendre un inquiétant culte à la jeune bigourdane. Sa photo s'achète, les journaux parle d'elle, on veut la voir. Le plus sage est de l'éloigner de Lourdes. Certaines personnes comme l'essayiste britannique Ruth Harris (Lourdes - La grande histoire des apparitions, des pèlerinages et des guérisons, Jean Claude Lottés 2001), n'hésitent pas à affirmer que Bernadette devait en quelque sorte "disparaître" de son vivant afin que l'Église puisse maîtriser totalement la capitalisation des miracles lourdais.

 

Pour une jeune fille sans dote, la vie de soeur était difficilement envisageable mais Bernadette est désormais célèbre et divers couvents sont prêts à l'accueillir.

 

Elle quitte donc les Pyrénées qu'elle ne reverra jamais. Elle rejoint le 7 juillet 1866, la congrégation des soeurs de la Charité de Nevers. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux. Elle occupe les postes d'aide-infirmière, de responsable de l'infirmerie et de sacristine. Les quatre dernières années, elle est surtout malade. Atteinte d'un tuberculose osseuse et souffrant de son asthme chronique, elle meurt le 16 avril 1879 à Nevers à l'âge de trente-cinq ans.

 

Pour les besoins du procès en canonisation, son corps doit être reconnu. Son cercueil sera ouvert 3 fois et son corps retrouvée intact. Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933.

 

 

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Bernadette Soubirous a Lourdes

 

 

 

 

 

Source : biographie Wikipédia

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