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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:19

 

 

 

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Les orchidées

 

 

 

Plantes vivaces à fleurs, les orchidées appartiennent à la famille des Orchidaceae. C'est la plus importante famille de plantes à fleurs : elle renferme quelques trente mille espèces et plus de quatre-vingts mille hybrides. Les orchidées croissent dans presque dans tous les pays du monde, sauf dans les régions arctiques, et sous presque tous les climats, excepté les déserts et les neiges éternelles.

 

Plus d'un tiers des orchidées provient des zones tropicales et subtropicales de l'Amérique Centrale et de l'Amérique du Sud alors que les régions tempérées du nord de l'Amérique et du Canada n'abritent que très peu d'espèces

endémiques. Il existe entre cent cinquante et deux cents espèces naturelles en Amérique du Nord et environ autant en

Europe, dont une cinquantaine originaires des îles Britanniques. Il est parfois difficile de croire que toutes les

orchidées sont membres de la même famille, tant leur port, leur forme, leur taille et leurs coloris sont différents.

En dépit toutefois de leur incroyable diversité, elles possédent toute des caractéristiques communes qui permettent aux botanistes de les distinguer des autres plantes.

 

 

 

Bromeliaceae20020312Costa rica

 

Pour des raisons pratiques, on classe les orchidées en deux catégories : les épiphytes et les terrestres. La plupart des orchidées tropicales sont des épiphytes (du grec épi, sur et phuton, plante) et croissent sur les branches et les troncs des arbres avec de longues racines aériennes suspendues. Aux débuts de la recherche botanique, on pensait que, puisqu'elles ne poussaient pas dans le sol, c'étaient des plantes parasites qui se nourrissaient sur leur hôte.

 

 

 

 

Bromeliaceae du Costa Rica

 

 

En fait, elles les utilisent comme support, tandis que leur racines absorbent l'humidité et puisent les éléments nutritifs des matières organiques en décomposition sur les branches.

 

 

Certains traits caractéristiques des plantes épiphytes sont liés à leur habitat. Dans les forêts tropicales humides, malgré les précipitations importantes quasi quotidiennes et à cause de la chaleur, l'humidité s'évapore rapidement. Les racines sont recouvertes d'un tissu spongieux argenté, le velamen, constitué de cellules mortes qui protège d'une luminosité trop intense les tissus internes sensibles ; seules les extrémités vertes sont exposées. La majorité des épiphytes peut survivre à des périodes de sécheresse, et de nombreuses espèces ont, en conséquence, développés des tiges renflées et charnues et des feuilles succulentes qui favorisent la rétention d'eau. On rencontre certaines épiphytes sur des rochers ou sur des falaises exposés à la pluie, ce sont alors des lithophytes (du grec lithos, pierre, et phuton, plante).

 

Les orchidées terrestres se rencontrent principalement dans les zones tempérées, ainsi que dans les marais et les prairies des tropiques. Parmi elles, de nombreuses espèces des Etats-Unis tel Cypripédium et toutes les espèces originaires des îles Britanniques. Elles tirent leur nourriture des minéraux et de l'humidité du sol, à l'image des autres plantes herbacées. Certaines ont un système bien fourni de poils absorbants qui filtrent les éléments nutritifs et stabilisent la plante, caractéristique qui fait défaut aux orchidées épiphytes et lithophytes. Pour affronter des conditions météorologique parfois difficiles telles que la sécheresse et les gelées, beaucoup d'orchidée terrestre produisent des organes souterrains de stockage semblables à des tubercules qui donnent naissance à de nouvelles pousses dès que le temps s'améliore.

 

Saprophytes (du grec, sapros, pourri) est l'appellation qui s'applique à quelques orchidées poussant à même le sol des forêts. Certaines sont dépourvues de feuilles et ne vivent pas grâce à la photosynthèse mais par mycorhize c'est-à-dire en association avec un champignon qui décompose les matières organiques qu'absorbent les racines.

 


400px-Laelia_superbiens_RHSsympode.jpeg

croissance sympode

 

Les orchidées se développent selon deux modes de croissance différentes : sympode ou monopode. La croissance sympode (du grec, sym, uni et podus, podos, pied) se caractérise chez certaines plantes comme Cattleya par la formation d'une ou de plusieurs pousses rampantes, à la base de celles de l'année précédente ; elles sont parfois souterraines mais le plus souvent en surface. Ces pousses ressemblent à des rhizomes, ramifiés ou non qui se développent et gonflent pour stocker l'eau et les éléments nutritifs : on les appelle pseudobulbes.

 

Chaque nouveau pseudobulbes arrivé à maturité en une saison et produit feuillage et fleurs. L'année suivante une pousse semblable naît d'un oeil dormant à la base du dernier pseudobulbes peuvent conserver leurs feuilles et en régle générale, les fleurs se développent uniquement sur les nouveaux pseudobulbes. Les inflorescences peuvent se développer au sommet, à la base ou sur le côté des pseudobulbes. Ceux-ci ont des formes et des dimensions variables, depuis les pseudobulbes filiformes des Dendrobium aux gros bulbes typiques des Cymbidium, Lycaste et Odontoglossum, Grammatophyllum spéciosum condiséré comme la plus grande des orchidées, à des "tiges" cylindriques ressemblant à des cannes à sucre qui peuvent atteindre 3 m. Les orchidées sympodes semblent pouvoir vivre indéfiniment et certaines exemplaires des Kew Gardens ont plus de cent ans. Parmi les orchidées sympodes figurent les Cattleya, Coologyne, Dendrobium, Epidendrum, Lycaste et Oncidium.

 

352px-Dendrobium_Starclass_nobile_-aka-.jpg                                                      398px-Cymbidium_Clarisse_Austin_-Best_Pink-_Flowers_2000px.JPG          

Dendrobium                                                                                    Cymbidium 

 

Les plantes à croissance monopode (du grec, monos, eul et pous, podos, pied) poussent continuellement à partir du bourgeon terminal. Ce sont des plantes sans rhizomes en pseudobulbes et la tige centrale grandit chaque année, verticale, à partir de l'apex. La tige principale porte des feuilles alternés et opposées parfois sur toute sa longueur. Dans certaines conditions, quand les jeunes feuilles apparaissent à l'extrémité, les feuilles inférieures desséchées tombent et il ne subsiste plus qu'une tige ligneuse. Les hampes florales et les racines aériennes peuvent se développer n'importe où entre les feuilles. Des pousses secondaires apparaissent sur beaucoup d'orchidées monopodes ; lorsque leurs racines le permettent, on peut les détacher de la plante mère. Parmi les orchidées monopodes typiques, citons Vandas et Vanilla, cette dernière est une plante grimpante et volubile qui peut atteindre plus de 30 m de long. Phalaénopsis est moins vigoureux, plus compact et pousse plus lentement.

 

  fleurs-de-vanillier.jpg                          vanille.jpg

Orchidée Vanilla

 

 

 

 

 

Le feuillage

 

 

En fonction de l'environnement naturel et du climat, les feuilles offrent une multitude de formes et de tailles. Celles des orchidées terrestres, souvent lisses et minces, préfèrent l'ombre, alors que celles des orchidées tropicales épiphytes, épaisses et coriaces, sont capables de faire face à des conditions difficiles ; les feuilles fermes et étroites résistent mieux au soleil direct et les feuilles succulentes retiennent l'eau.

 

La beauté de certaines orchidées réside plus dans leur feuillage qui dans leurs fleurs - on les appelle communément "orchidées joyaux". Ces feuilles raffinées et inhabituelles , dans les tous allant du vert vif au rouge terne,sont souvent décorées de veines aux couleurs contrastées; Ludisa discolor  (syn. Haemania discolor) est peut être la plus connue d'entre elles, avec d'autres genres apparentés, comme Macades sanderiana, Anoectochilus roseburghi et plusieurs espèces du genre Zenxine.

 

 

 

Ludisia-discolororchideejoyaux.jpg

Lucida discolor

 

 

 

 

 

 

Les fleurs

 

 

Les formes des fleurs varient depuis la fleur simple de Cymbidium à la forme  extraordinaire de Stanhopea. au cours de l'évolution, la pollinisation croisée a fourni les différentes décors, couleurs et forme des fleurs afin d'attirer les insectes nécessaires à la fécondation. Dès qu'elles ont été fécondées, les fleurs ont rempli leur rôle et se forment rapidement. Pour prolonger la floraison, les producteurs de fleurs coupées sont donc amenés à protéger les fleurs d'une éventuelle pollinisation.

 

 

16342705_7dafcc7d72CoelogyneBurfordiense.jpg

Les orchidées ne fleurissent en général qu'une fois l'an, de différentes façons. Beaucoup d'espèces ont des fleurs pendantes sur de longues hampes (Coelogyne burfordience), d'autres n'ont qu'une fleur unique sur une hampe érigée comme certain Paphiopedilum. A l'opposé d'autres portent une centaines de fleurs, ou, comme c'est le cas de Renanthera monachica, des hampes ramifiées. Les fleurs peuvent s'ouvrir simultanément ou en succession et leur ensemble se nomme inflorescence.

 

 

 

Coelogyne burfordience

 

 

 

Les producteurs d'orchidées les appellent communément grappes. Les prix des orchidées commerciales dépendent partiellement du nombre de grappes qu'elles produisent.

 


 

anggrek-hitamCoelogyneBurfordiense.jpg

Coelogyne burfordience

 


 

Malgré l'apparente complexité des fleurs, la structure botanique de toutes les fleurs d'orchidées est très similaire. Le périanthe ou enveloppe des fleurs est composés de six sections de base : trois sépales extérieures et trois pétales, en plus d'une colonne (ou gynostème) centrale qui contient les parties reproductrices de la plante. Chaque fleur est reliée au pédoncule par une pédicelle, puis se prolonge jusqu'à l'ovaire sous la fleur. (...)

 

 

 

 

 

orchid-structure-1FRA.gif

 

 

 

 

Charles Darwin (1809-1882), le célèbre naturaliste, fut, l'un des premiers botanistes à étudier l'étranger évolution conjointe des orchidées et de leurs pollinisateurs. On trouve certaines orchidées à l'arrière du labelle, un éperon de longueur variable ou un sac bulbeux contenant souvent un nectar qui attire les pollinisateurs. Darwin en avait déduit qu'il devait y avoir une raison logique à l'évolution de l'orchidée dans ce sens. Dans son livre "On the various coutrivances by which British and Foreign Orchids are Fertilised by Insects ("De la fécondation des orchidées par les insectes et des bons résultats du croisement")en 1862, il décrit l'orchidée Angraecum sesquipedale trouvée à Madagascar avec un éperon de 30 cm, contenant du nectar dans sa partie inférieure. Il prédit que l'on trouverait une trompe de cette longueur. Les entomologistes de l'époque se moquèrent de lui, mais en 1934, on découvrit la phalène pollinisatrice de cette orchidée ; cette phalène fut nommée Xanthopan morgani var 'Praedicta' en souvenir de la prédiction de Darwin.

 

 

Angraecum-sesquipedale.jpg                        2008Imageorchidee-et-phalene.jpg

Angraecum sesquipedale                                             Xanthopan morgani var 'Praedicta'phalène

 

 

A suivre....

 

 

 

 

Source Le livre ORCHIDEES de Peter Arnold édition Nathan

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