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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 12:34

Le Tibet

 

 

 

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Le Tibet fascine depuis des siècles. Son éloignement et son inaccessibilité ont alimenté l'imaginaire occidental. Outre l'architecture religieux (le Palais du Potala, les monastères Jokhang, Tashilumpo), le Tibet offre la vacuité de ses espaces : beauté exceptionnelles des hautes plateaux, puissances des montagnes, lumières des altitudes. On y découvre la chaleur d'un peuple enraciné dans la tradition et emprunt d'une ferveur religieuse sans égale, luttant à demi-mot contre le faux frère chinois.


 

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Impossible d'évoquer le Tibet et ses habitants sans parler des drames qui les tourmentent. Depuis l'invasion de la Chine en 1950, le 14ème Dalaï Lama Tenzin Gyatzo préfère l'exil à l'humiliation. Depuis le Tibet central a été rebaptisé Région Autonome du Tibet (TAR) et a été intégré à la République Populaire de Chine.

Les autres régions historiquement tibétaines de l'est et du nord-est déjà gouvernées par les Chinois, sont rattachées aux provinces du Quinghaï et du Sichuan.

 

 

Jokhang Temple in Tibet

 

 

A la fin des année 1970, il ne reste plus qu'une douzaines de temples et monastères sur les 5000 que comptait le Tibet avant l'annexion. Depuis 1981, plus d'une centaine de monastères ont été reconstruits et restaurés, souvent à l'initiative du peuple.

 

Le Dalaï Lama a encouragé les voyageurs à se rendre au Tibet, qui paradoxalement n'a jamais été aussi accessible.

 

"Le routard.com"

 

 

800px-Historic Tibet Map

 

 

Le statut historique du Tibet :

 

extrait du résumé de Mickaël C. can Walt van Praag -www.tibetan.fr-

 

 

 

Le gouvernement tibétain en exile, dirigé par Sa Sainteté le Dalaï Lama, chef de l'Etat tibétain et guide spirituel, a constamment soutenu le Tibet est demeuré sous l'occupation illégale chinoise depuis son invasion par la Chine en 1949/1950. La République Populaire de Chine (RPC) affirme que sa relation avec le Tibet est une affaire intérieure, car le Tibet est et fut pendant des siècles une partie intégrante de la Chine. La question du statut du Tibet est essentiellement de nature légale, quoique d'urgente pertinence politique. La RPC ne réclame pas de droit de souveraineté sur le Tibet, qui serait la corollaire de l'occupation et de l'asservissement du Tibet après l'invasion armée de 1949/50.

 

En effet, la RPC ne pouvait guère réclamer ce droit, vu qu'elle rejette catégoriquement comme étant des revendications illégales de souverainetés, celles provenant d'autres États et basées sur la conquête ou l'occupation ou des traités inégaux imposés à un État asservi. En revanche, la RPC base ses revendications sur le territoire tibétain en prenant uniquement en compte le fait que le Tibet constituerait une partie intégrante de la Chine depuis sept siècles.

 

 

 

Histoire ancienne...

 

Quoique l'histoire de l'état tibétain ait commencé en 127 av.J.C avec l'établissement de la dynastie Yarlung, le Tibet fut d'abord unifié au cours du VIIe siècle sous le régne de Song-Tsen Gampo et de ses successeurs. Le Tibet fut une des plus grandes puissances d'Asie pendant des siècles qui suivirent, comme  le confirment l'inscription sur une colonne du Palace du Potala à Lhassa ainsi que certaines révélations historiques chinoises de l'époque Tang.

Un traité formel de paix fut conclu entre la Chine et le Tibet en 821/823. Ce traité démarquait la frontière entre les deux pays et assurait que "les tibétains seront heureux au Tibet et les chinois seront heureux en Chine".

 

 

Influence mongole ...

 

 

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Gengis Khan

 

 

Alors qu'au cours du XIIIè siècle l'Empire Mongol de Gengis Khan s'étendait à l'ouest vers l'Europe et à l'Est vers la Chine, les leaders tibétains de la puissante école Sakya de bouddhisme tibétain conclurent un accord avec les chefs mongols afin d'éviter la conquête du Tibet. Le Lama tibétain promit loyauté politique, bénédiction et enseignement religieux en échange d'un parrainage et d'une protection. Les liens religieux devinrent tellement importants que lorsque des dizaines d'années plus tard, le Kubilaï Khan conquit la Chine et établit la dynastie Yuan (1279-1368), il proposa au Sakya Lama de devenir Précepteur Impérial et Pontife suprême de son Empire.

 

 

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3ème Dalaï-Lama Sonan Gyatso (1543-1588)

 


 

Les relations qui se développèrent et continuèrent d'exister jusqu'au vingtième siècle entre les Mongols et les tibétains étaient un reflet d'une étroite affinité raciale, culturelle et religieuse entre les deux peuples d'Asie centrale. L'empire Mongol était un empire mondial et qu'elles que fussent les relations entre ses gouvernements et les Tibétains, les Mongols n'intégrèrent jamais l'administration du Tibet et celle de la Chine, ni unirent le Tibet à la Chine.


 

473px-YuanEmperorAlbumGenghisPortrait               250px-Kublai Khan

Empereur Dynastie Yuan                            Kublaï Khan

 

 

 

Le Tibet rompit ses liens politiques avec l'empereur Yuan en 1350, avant que la Chine ne regagnât son indépendance. Le Tibet ne tomba de nouveau sous un certain degré d'influence étrangère qu'au cours du XVIIIe siècle

 

 

 

 

Les relations avec les Mandchous, les Gorkhas et

les voisins anglais....

 

 

 

180px-qing-nurhacimandchou

Dynastie Qing mandchou

 

 

 

Le Tibet ne développa aucun lien avec la dynastie chinoise Ming (1368-1644). D'ailleurs, le Dalaï Lama qui avait établit son gouvernement souverain sur le Tibet grâce à l'aide d'un protecteur mongol en 1642, développa d'étroits liens religieux avec les empereurs Mandchous qui conquirent la Chine et y établirent la dynastie Qing (1644-1911). Le Dalaï Lama accepta de devenir le guide spirituel de l'empereur Mandchou et en accepta en échange un parrainage et la protection. Cette relation "prêtre-patron" que le Dalaï Lama maintint aussi avec quelques princes Mongols et nobles tibétains, était le seul lien formel existant entre les tibétains et les mandchous durant la dynastie Qing et n'entama pas l'indépendance tibétaine.

 


 

5thDalaiLama.jpg

5ème Dalaï-Lama Lozang Gyatso (1617-1688)

"Le grand cinquième)

 

 

 

Sur le plan politique, certains puissants empereurs mandchous réussirent à exercer un degré d'influence sur le Tibet. C'est ainsi que de 1720 à 1792, les empereurs Kangsei, Yong Zheu et et Qianlong envoyèrent à quatre reprises des troupes impériales au Tibet afin de protéger le Dalaï Lama et le peuple tibétain des invasion mongols, gorkhas mais aussi d'éventuels troubles internes.

 

 

Ces expéditions donnèrent aux empereurs les moyens d'établir leur influence sur le Tibet. Ils envoyèrent des représentant dans la capitale tibétaine, Lhassa  qui exercèrent leur influence sur le gouvernement tibétain, notamment en ce qui concerne la conduit des relations extérieures. A l'apogée du pouvoir Mandchou, la situation n'étais pas différentes de celle qui peut exister entre une superpuissance et un pays satellite ou protectorat c'est-à-dire une situation n'annulant pas l'indépendance politique de l'Etat faible.

 

 

Le Tibet ne fut jamais annexé à l'Empire Mandchou, ni même à la Chine, et continua de conduire ses relations avec les Etats voisins pour la plupart de façon autonome.

 

 

la natte mandchou chen zengkun

Famille Mandchou

 

 

L'influence Mandchou ne dure pas longtemps ; elle était tout à fait inefficace à l'époque où les britanniques envahissent pendant une brève période Lhassa et concluent un traité bilatéral avec le Tibet : la Convention de Lhassa. En dépit de cette perte d'influence, le gouvernement impérial de Pékin continua de revendiquer une certaines autorité quelconque sur la Tibet, notamment s'agissant des relations internationales ; une autorité que le gouvernement impérial britannique désigna sous le terme "suzeraineté" dans ses pourparlers avec Pékin et Saint-Pétersbourg. L'armée impériale chercha à réaffirmer une influence effectué en 1910 en envahissant le pays et en occupant Lhassa.

 

 

 

Après la Révolution Chinoise de 1911 et le conséquent renversement de l'empire Mandchou, l'Armée chinoise se rendit aux troupes tibétaines et fut rapatriée sur la base d'un accord de paix sino-tibétain. Le Dalaï Lama affirma à nouveau la complète indépendance du Tibet, sur le plan intérieur par une déclaration et sur le plan extérieur par des communications envoyées aux gouvernements étrangers et par un traité avec la Mongolie.

 

 

 

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Le 13ème Dalaï-Lama Thubten Gyatso (1876-1933)

"Le grand Treizième"

 

 

 

Le Tibet au XXe siècle....

 

 

Le statut du Tibet à la suite de l'expulsion des troupes mandchous ne fait pas l'objet d'un sérieux différend. Quels que fussent les liens existants entre les Dalaï Lamas et les empereurs mandchous de la dynastie Qing ceux-ci s'étaient rompus avec la chute de cet empire et de cette dynastie. Depuis 1911 jusqu'à 1950, le Tibet réussit à éviter toute ingérence étrangère indue et se conduisit sous tous les aspects comme un Etat tout à fait indépendant.

 

Le Tibet maintint des relations diplomatiques avec le Népal, le Bhoutan, la Grande-Bretagne et, plus tard avec l'Inde indépendante. Les relations avec la Chine demeurent tendues. Les chinois entreprirent une guerre de frontière contre le Tibet, tout en l'invitant à se "joindre" à la République chinoise et en soutenant devant le reste du monde que le Tibet était déjà l'une des "provinces" de la Chine.

 

Dans le but de réduire, les tensions sino-tibétains, les Britanniques convoquèrent une conférence à trois en 1913 à Simla, où les trois Etats se rencontrèrent en égaux. Comme le délégué britannique le rappela à sa contrepartie chinoise, le Tibet participait à cette conférence-là en tant que nation indépendante qu'en reconnaissait aucune obéissance envers la Chine. La conférence échoua car elle n'aboutit pas à la résolution du différend entre la Chine et le Tibet.

 

Elle fut pourtant utile, parce que l'amitié anglo-tibétain fut réaffirmée par la conclusion d'accords bilatéraux dans les domaines du commerces et des frontières. Par une déclaration conjointe, la Grande-Bretagne et le Tibet s'engagèrent à ne pas organiser la suzeraineté chinois, ni aucun autre droit spécial chinois au Tibet, à moins que la Chine ne signât le projet de la Convention de Simla qui garantirait les plus grandes frontières du Tibet, son intégrité territorial et sa pleine autonomie.

La Chine ne signa jamais cette convention, tout en laissant pleinement en vigueur les conditions établis dans la Déclaration conjointe.

 

Le Tibet conduisit ses relations internationales en traitant avec les missions diplomatiques britanniques, chinoises, népalaise et bhoutanaise de Lhassa, mais aussi au moyen de délégations gouvernementales en voyage à l'étranger.

Lorsque l'Inde devint indépendante, la mission britannique de Lhassa fut remplacée par une mission indienne. Durant la seconde guerre mondiale, le Tibet demeura neutre, en dépit des fortes pressions exercées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine afin que le passage de matières premières par son territoire fût autorisé.

 

Le Tibet n'entretient jamais des relations internationales étendues mais les pays avec lesquels il en eut, traitèrent le Tibet de la même façon que n'importe quel autre Etat souverain. Son statut international en effet n'était guère différent de celui par exemple du Népal : ainsi lorsque le Népal présenta sa demande d'adhésions aux Nations-Unies en 1949, il mentionna ses traités et relations diplomatiques avec le Tibet afin de démontrer sa pleine personnalité juridique internationale.

 

 

 

L'invasion du Tibet ...

 

 

Le moment décisif dans l'histoire du Tibet eut lieu en 1949 lorsque que l'Armée populaire de libération de la RPC pour la première fois pénétra au Tibet. Après avoir défait la petite armée tibétaine et avoir occupé la moitié du pays, le gouvernement chinois en mai 1951 imposa au gouvernement tibétain le prétendu accord en 17 points pour la libération pacifique du Tibet. Cet accord signé sous la contrainte n'était pas valable sur la base du droit international. La présence de 40 000 soldats chinois au Tibet ajoutée à la menace d'occupation immédiate de Lhassa et à la perspective du complet effacement de l'Etat tibétain ne laissaient guère de choix aux nationaux.

 

 


  Extrait du film Kundun - invasion du Tibet

 

 

 

 

Dalai-mao-oct13-1954

Dalaï-Lama et Mao Zedong en 1954

 

 

 

Afin de contrer la montée d'une active résistance à l'occupation chinoise, notamment au Tibet oriental, la régression chinoise s'accentua, entraînant la destruction de bâtiments religieux et l'arrestation de moines et d'autres leaders de la communauté. En 1959, les soulèvements populaires culminèrent avec des démonstrations de masse à Lhassa. La Chine écrasa le soulèvement. Dans la seule région de Lhassa quelques 87 000 tibétains furent tués et le Dalaï-Lama dut s'enfuir en Inde, où il réside maintenant avec le gouvernement tibétain en exil.

 

En 1963, le Dalaï-Lama promulgua une constitutions pour un Tibet démocratique qui a été appliqué avec succès dans la mesure du possible par le gouvernement tibétain en exil.

 

Au Tibet, entre temps, les persécutions religieuses, les grosses violations des droits de l'homme, la destruction systématique de bâtiments religieux et historiques par les autorités occupantes, n'ont pas réussi à détruire la volonté du peuple tibétain de résister à la destruction de son identité nationale. A la suite de l'occupation chinoise 1 200 000 de tibétains (c'est-à-dire plus d'un sixième de la population totale) ont perdu la vie.

 

Mais la nouvelle génération tibétaine semble autant déterminée que la génération précédente pour reconquérir l'indépendance du pays.

 

 

dalai-lama

 

 

 

Le drapeau du Tibet crée par le 13e Dalaï-Lama en 1916 a été proscrit par la République Populaire de Chine en 1959.

Il es aujourd'hui l'emblème du gouvernement tibétain en exil ce drapeau s'inspire des motifs de drapeau antérieur utilisés par les régiments tibétains, en particulier la figure du lion des neiges laquelle remonterait au règne du roi du Tibet Song-tseu Gampo au VIIe siècle.

 

 

 

800px-Flag_of_Tibet.svg.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Coat of Arms of Tibeten exil

 

 

 

 

 

 

 

 

Source Le routard.com et tibetan.fr - wikipédia


"Pour la chronologie de l'histoire du Tibet j'ai ajouté en photos quelques Dalaï-Lamas importants de l'histoire du Tibet"

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